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Bonn. Opernhaus. 17-II-2008. Concert de gala. Airs et extraits d’opéras de Georg Friedrich Händel (1685-1759), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Vincenzo Bellini (1801-1835), Giuseppe Verdi (1813-1901), Francesco Cilea (1866-1950), Alfredo Catalani (1854-1893), Giacomo Puccini (1858-1924) et Gioacchino Rossini (1792-1868). Anja Harteros, soprano ; Beethoven Orchester Bonn. Direction : Erich Wächter.

Ce fut un retour en triomphe. , ancienne troupière de l’Opéra de Bonn désormais chez elle dans les plus grandes salles du monde, retourna au bord du Rhin pour un unique concert de gala. Devant un public gagné d’avance, elle saisit l’occasion de démontrer toute la richesse de son art. Silhouette élégante, chaleureuse et souriante, elle évita pourtant tout effet ouvertement racoleur. Pas de comédie ni de show à la Netrebko, mais de l’art pur. Et du grand art !

Saluons d’abord la composition du programme. Après une première partie dédiée à Händel (Alcina) et Mozart (Le Nozze di Figaro, Don Giovanni, Così fan tutte), Harteros nous emmena dans le monde de l’opéra italien, chez Verdi (Il Trovatore), Cilea (Adriana Lecouvreur), Mascagni (L’amico Fritz) et Catalani (La Wally), le tout ponctué de quelques ouvertures célèbres. Certes, le message d’un tel choix est « je sais tout faire ». Mais qui s’en plaindrait puisqu’elle le sait vraiment ?!

Le grand succès de la soirée était d’abord basé sur les qualités purement vocales de la chanteuse : un timbre aussi beau que caractéristique – au médium velouté et à l’aigu flamboyant – et une technique sans faille. Vocalises et saut de registres, piani et crescendi, trilles et longues phrases légato – rien ne lui pose problème. Et pourtant, cette maîtrise absolue de l’instrument (à laquelle s’ajoute un savoir-faire stylistique formidable) n’a rien de mécanique. Cette perfection technique lui permet, au contraire, d’atteindre une intensité dramatique rarement obtenue dans un tel défilé d’airs et des monologues. Dans chaque extrait, Harteros incarne un personnage ne serait-ce que pour quelques minutes. Ainsi, pour ne citer que quelques exemples, nous avons pitié de la comtesse blessée (« Porgi amor »), nous sommes fascinés par la constance (semble-t-il) de Fiordiligi (« Come scoglio »), nous nous réjouissons de l’amour naissant de Leonora (« Tacea la notte placida ») et nous pleurons avec Adriana recevant le bouquet empoisonné (« Poveri fiori »)

Malgré quelques imprécisions dans les attaques, les musiciens du Beethoven-Orchester Bonn s’avérèrent dignes de leur réputation. Sous la baguette inspirée de , il brillèrent notamment dans les ouvertures de Guillaume Tell et des Vêpres siciliennes.

En dépit des ovations de la salle, la soirée se termina avec un seul bis (un formidable « O mio babbino caro »), la soprano faisant entendre qu’elle n’avait pas préparée d’autres » encore ».

Crédit photographique : © Markus Tordik

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Bonn. Opernhaus. 17-II-2008. Concert de gala. Airs et extraits d’opéras de Georg Friedrich Händel (1685-1759), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Vincenzo Bellini (1801-1835), Giuseppe Verdi (1813-1901), Francesco Cilea (1866-1950), Alfredo Catalani (1854-1893), Giacomo Puccini (1858-1924) et Gioacchino Rossini (1792-1868). Anja Harteros, soprano ; Beethoven Orchester Bonn. Direction : Erich Wächter.

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