Présence 2008, version Paris

Festivals, La Scène, Musique symphonique

Paris, Cité de la Musique. 10-V-2008. György Ligeti (1923-2006) : Atmosphères. Philippe Schoeller (né en 1957) : The eyes of the wind, pour violoncelle et orchestre (création française). François-Bernard Mâche (né en 1934) : Taranis, pour récitant, chœur et orchestre (création mondiale, commande de Radio-France). Jean-Guihen Queyras, violoncelle ; André Wilms, récitant ; Chœur de Radio-France (chef de chœur : Alfonso Caiani), Orchestre Philharmonique de Radio-France, direction : Alexander Briger

Présence 2008

Après Lille, Montpellier et Toulouse, Présence 2007/08 se termine à Paris sur ce vaste week-end prolongé. Le beau temps aidant, l’affluence habituelle de cet évènement n’a pas eu lieu. Et c’est devant un public encore en train de s’asseoir, toussotant et crachotant qu’a débuté Atmosphères, pièce qui plus que toute autre demande un silence absolu. Cela n’a pas empêché l’Orchestre Philharmonique de Radio-France de faire une belle prestation, sous la direction inspirée du chef d’orchestre australien . Ce même orchestre a été particulièrement mis en valeur dans The eyes of the wind de , œuvre à l’instrumentation fine et recherchée. , soliste de ce concerto, affirme son autorité dans le répertoire contemporain, avec une partition qui allie de manière presque idéale lyrisme et modernité sans verser ni dans le « easy listening » ni dans l’abscons. The eyes of the wind mènera, espérons le de tout cœur, une vaste carrière au concert comme au disque.

Si la première partie a suscité l’enthousiasme, la suite ne fut que quarante minutes d’ennui. Attendu depuis trois ans, l’oratorio de est une montagne proche du château de carte qui s’écroule à la première brise. A force de manier des concepts on en oublie la conception musicale : Taranis n’a ni commencement ni fin, ni ossature ni logique. Les épisodes s’enchaînent les uns aux autres, dans une esthétique oscillant entre Stravinsky et Messiaen. La mise en musique d’un poème du compositeur lui-même d’après Le Réservoir de Georges Séféris est maladroite, peu est fait pour que le texte soit compréhensible. Le Chœur de Radio-France n’arrange rien à l’affaire non plus. Les interventions d’ sont anecdotiques. mène tant bien que mal toutes ses troupes à bon port. Il n’y aura pas d’autres voyages.

Crédit photographique : Alexander Briger © Jim Four

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