Le cor romantique

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate pour cor et piano ; Franz Schubert (1797-1828) : « Auf dem Storm » pour tenor, cor et piano ; Carl Reinecke (1824-1910) : Trio pour cor, hautbois et piano op.188 ; Robert Schumann (1810-156) : Adagio et Allegro pour cor et piano op.70. Luc Bergé, cor ; Jan Michiels et Inge Spinette, pianoforte ; Yves Saelens, ténor ; Marcel Ponseele, hautbois. 1 Cd Fuga Libera FUG 541. Code barre : 5 400439 005419. Enregistré en 2007 et 2008 au Conservatoire de Bruxelles. Notice de présentation en : néerlandais, français et anglais. Durée : 57’22.

 

Les récitals d’œuvres pour cor et piano sont des plus rares et quand ils sont enregistrés sur cor naturel, ils sont encore plus difficiles à dénicher. Corniste belge émérite et invité assidu des grandes formations baroques dont l’orchestre des Champs-Elysées de Philippe Herreweghe, explore pour Fuga Libera les facettes du cor romantique avec comme fil conducteur deux chefs d’œuvres incontestables de l’instrument : la sonate de Beethoven et l’Adagio et allegro de Schumann. La sonorité feutrée et ample du musicien alliée à sa musicalité rendent grâce à l’élan de ces deux partitions.

Le corniste se lance ensuite dans le Trio pour cor, hautbois et piano de . Peu programmée, cette jolie pièce est pourtant un classique des classes de musique de chambre. Sans atteindre la perfection chambriste de ses grands contemporains (on pense à Brahms et à son sublime Trio pour cor, violon et piano), cette musique tardive présente de belles envolées sur fond d’hommage aux formes classiques. Plongée dans la forêt romantique avec le lied « Auf dem Strom » de Schubert où les legatos de l’instrument imposent un climat triste et nostalgique qui sied à la désolation du texte.

Les interprètes se hissent au niveau du corniste et l’on regrettera juste un , vaillant musicien national, un peu court en voix. Dans ce créneau si rare, mais si beau, ce disque n’a pour le moment pas d’équivalent. Les passionnés de l’instrument chercheront tout de même un vénérable album Pierre Vérany qui voit François René Duchable accompagner Jean-Jacques Justafré dans ces mêmes pièces de Beethoven et Schumann.

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.