Inoubliable Alexandra Soumm

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Toulouse. Halle aux Grains. 4-XII-08. Franz Schubert ( 1797-1828) : Ouverture pour Rosamunde ; Max Bruch ( 1838-1920) : Concerto pour violon n°1 en sol mineur op. 26 ; Robert Schumann ( 1810-1856) : Symphonie n°4 en ré mineur op. 120. Orchestre National du Capitole de Toulouse ; Alexandra Soumm, violon ; Tugan Sokhiev : direction.

Plus d’un a frémi pendant cette ouverture de Rosamunde, peu inspirée il faut l’avouer, en raison de la mollesse de l’orchestre avec des cordes baveuses. Les effets d’une tournée épuisante semblaient sensibles, et l’entente entre le chef et l’orchestre ne fonctionnait pas comme d’habitude. Heureusement avec l’entrée de la jeune , sublime de beauté et de grâce, le chef a été séduit et les musiciens se sont réveillés. Le concerto pour violon de Bruch est séduisant, ardent et enthousiasmant avec de tels interprètes. La délicatesse des sonorités du violon d’ est rare. Elle assume la faiblesse du son des notes graves et libère toute son énergie dans l’aigu. Très musicienne cette toute jeune violoniste est promise à un très grand avenir. Car si c’est la délicatesse de son phrasé, la subtilité de ses nuances et la splendeur de sa sonorité qui ont fait de ce concerto une fête de la musique, dans un bis de Paganini elle a prouvé quelle admirable virtuose elle peut être. Brillante et sensible à la fois. Le public a été conquis totalement. a dirigé l’orchestre avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse en accord avec la personnalité de la soliste. L’orchestre a répondu avec beaucoup de musicalité réservant de superbes forte pour les moments extravertis. C’est dans l’adagio que l’osmose entre chef, orchestre et soliste a fonctionnée parfaitement.

Après l’entracte, la quatrième symphonie de Schumann a permis de retrouver un orchestre en pleine forme, même si les cordes n’ont pas été à leur zénith. Ce sont les bois et les cuivres qui ont été les plus remarquables, avec une fantastique entrée des 5 cors, dans le dernier mouvement.

Les grandes symphonies germaniques sont ainsi rentrées avec éclat au répertoire de l’orchestre, après de superbes Brahms la saison passée.

Le public enthousiasmé a réclamé un bis et la sagacité de en a étonné plus d’un. Nous promettant une petite surprise nous n’avons pas été déçus ! L’ouverture des Noces de Figaro de Mozart, avec un orchestre pléthorique a démontré que l’engagement et la classe font toute la beauté d’une interprétation. Dans un tempo d’enfer avec une virtuosité inouïe, l’orchestre du Capitole, qui il a peu était dans la fosse sous une direction honnête, a donné la version la plus Mozartienne qui soit de cette ouverture ! Mettant en lumière une fois de plus le sens absolu du théâtre de Tugan Sokhiev, qui ne dirigera aucune production du Capitole cette année !!! Comprend qui peut….

Crédit photographique : photo © DR

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