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Ashes de Kœn Augustijnen : Gris cendré

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Paris. Théâtre des Abbesses. 03-III-2009. Kœn Augustijnen : Ashes. D’après des compositions originales de Georg Frideric Haendel. Chorégraphie : Kœn Augustijnen. Direction musicale : Wim Selles. Dramaturgie : Guy Cools. Décor : Jean Bernard Kœman. Lumières : Kurt Lefevre. Son : Sam Serruys. Costumes : Dorothée Catry. Créé et joué par Athanasia Kanellopoulou, Benjamin Boar, Chantal Loïal, Gaël Santisteva, Grégory Edelein, Jakub Truszkowski, Ligia Manuela Lewis, Sung-Im Her. Musique interprétée par Amaryllis Dieltens, soprano ; Steve Dugardin, contre-ténor ; Aurélie Dorzée, violon ; Otine van Erp, accordéon ; Jurgen De Bruyn / Pieter Thuns, luth ; Mattijs Vanderleen, marimba et percussion ; Saartje Van Camp, violoncelle.

Le nouveau spectacle du flamand , membre très actif des Ballets C. de la B., s’intitule Ashes. Des cendres qui recouvrent uniformément les murs de ciment du décor ou parsèment les vêtements sombres des musiciens disséminés sur les terrasses et les plateformes d’un bâtiment industriel.

Aux surprises de la partition musicale, largement inspirée de Georg Frederic Haendel, répond la fureur des corps de huit interprètes issus de tous les horizons, d’abord prostrés, puis tous, ou presque, atteints d’une frénésie incontrôlable. A l’autisme des interprètes, dont les manifestations véhémentes et psychotiques nous laissent dans un premier temps indifférents, répond la pureté de la musique et de ses exceptionnels chanteurs, Amayrillis Dieltens et Steve Dugardin. Ce dernier, alto, avait notamment participé dans un dispositif semblable au précédent spectacle du chorégraphe, Import-Export, donné en janvier 2007 à Paris.

La chorégraphie, jusque-là brouillonne, devient sensiblement plus lisible, cédant la place à des duos où, comme chez Pina Bausch, hommes et femmes ne parviennent pas à se rejoindre. Apaisée, la danse se fait plus souple et plus créative, offrant une séquence particulièrement spectaculaire de trampoline, où Gaël Santisteva, déjà présent dans les précédentes pièces du chorégraphe, fait merveille avec souplesse et agilité. Des solos permettent alors à chacun des interprètes, avec sa sensibilité et son authenticité, de s’exprimer. On regrette toutefois l’incongruité turquoise de Chantal Loïal, complice de longue date des chorégraphes et , qui ne sait guère que faire vibrionner des fesses de danseuse africaine.

Peu avant la fin du spectacle, un enterrement fictif est le moment de recueillement où chacun vient esquisser quelques gestes dans la lumière d’un projecteur. Il précède un final plus léger et mieux écrit, où l’allégresse de la danse contraste avec la mélancolie de la partition.

Crédit photographique © Chris Van der Burght

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Paris. Théâtre des Abbesses. 03-III-2009. Kœn Augustijnen : Ashes. D’après des compositions originales de Georg Frideric Haendel. Chorégraphie : Kœn Augustijnen. Direction musicale : Wim Selles. Dramaturgie : Guy Cools. Décor : Jean Bernard Kœman. Lumières : Kurt Lefevre. Son : Sam Serruys. Costumes : Dorothée Catry. Créé et joué par Athanasia Kanellopoulou, Benjamin Boar, Chantal Loïal, Gaël Santisteva, Grégory Edelein, Jakub Truszkowski, Ligia Manuela Lewis, Sung-Im Her. Musique interprétée par Amaryllis Dieltens, soprano ; Steve Dugardin, contre-ténor ; Aurélie Dorzée, violon ; Otine van Erp, accordéon ; Jurgen De Bruyn / Pieter Thuns, luth ; Mattijs Vanderleen, marimba et percussion ; Saartje Van Camp, violoncelle.

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