Sous le soleil de Carvalho

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Joaquín Turina (1882-1949) : Sonata. Napoléon Coste (1805-1883) : Andante et Polonaise – Souvenir du Jura. Johann Kaspar Mertz (1806-1856) : Fantaisie hongroise op. 65 n°1. Manuel Maria Ponce (1882-1945) : Sonatina meridionale. Roland Dyens (né en 1955) : Libra Sonatine. Domenico Scarlatti (1685-1757) : Sonates K 213 & K 1 (transcription S. de Carvalho). Alberto Ginastera (1916-1983) : Sonata. Stéphane de Carvalho, guitare. 1 CD autoproduit SDC 01. Enregistré en février 2007 à Wupperthal, Allemagne. Notice français, anglais, espagnol. Durée : 68’42’’

 

, premier prix de guitare au Conservatoire National Supérieur de Paris avec l’enseignement d’ et , poursuivra son apprentissage avec les maîtres argentins Pablo Márquez et Roberto Aussel. S’il a fréquenté différentes écoles de guitare, et notamment les guitaristes-compositeurs contemporains tels que Roland Dyens ou , l’Espagne gitane est son pôle d’attraction. Com fuoco, premier disque de ce guitariste trentenaire, en est l’illustration.

Le titre est repris du dernier mouvement de la Libra Sonatine de Dyens, mais l’album propose un parcours essentiellement latin sur trois siècles et deux continents – l’ancien et le nouveau monde. La seule exception est le Hongrois Johann Kaspar Mertz, mais quoi qu’il en soit cette variété est unifiée par le jeu de , qui expose toujours le caractère solaire de la partition. Dans l’Andante et Polonaise de Napoléon Coste, sur-titrée Souvenir du Jura, Lons-le-Saunier ne semble pas très loin de la souriante Séville… Et comme la gastronomie et la beauté de la nature jurassiennes sont plus réputées que la tradition en matière de guitare, on ne trouvera pas à y redire.

Les deux sonates pour clavecin de Scarlatti transcrites par Carvalho à la guitare sont bien venues, particulièrement dans cette interprétation imprégnée d’Espagne. Le compositeur napolitain avait passé plusieurs années à Séville à partir de 1729 où il étudia le flamenco dont il s’inspira pour ses propres compositions. A trois cents ans de distance, le compositeur et l’interprète s’unissent dans la même fascination pour la musique flamenca, trouvant un épanouissement supérieur, où la science de la musique savante est irriguée de l’expressivité de la culture gitane.

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.