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Tristan Pfaff aux « Harmonies du soir »

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Paris. Hôtel Plaza Athénée. 20-IV-09. Jean-Sébastien Bach/Alexandre Siloti (1863-1945) : Prélude BWV 855 a ; Franz Schubert/Franz Liszt (1811-1886) : Ständchen, Soirées de Vienne n°6 et 7 ; Alexandre Scriabine (1872-1915) : Etudes op. 2 n°1 et op. 8 n°2 ; Franz Liszt (1811-1886) : En rêve, nocturne S. 207 ; Franz Liszt/ Arcadi Volodos (né en 1972) : Rhapsodie hongroise n° 13. Tristan Pfaff, piano

Lancée par Véronique Bonnecaze depuis la fin de l’année 2008, la série «Harmonie du soir» au Plaza, en partenariat avec les Pianos Fazioli, devient un rendez-vous habituel pour les mélomanes qui souhaitent se retrouver autour d’un coktail, assister à un récital de piano et terminer la soirée par un dîner au Relais Plaza. L’exigence et la convivialité du célèbre établissement où l’on goûte l’accueil charmant et la qualité de la table en font un instant de pur bonheur.

Le jeune pianiste , constellé de nombreuses récompenses internationales, offrait ce récital à l’occasion de la sortie de son premier CD consacré à l’art de la transcription au piano.

Mise en doigt avec un très beau Prélude du Petit Livre de Clavier pour Wilhelm-Friedmann Bach, dans la transcription inversée et transposée de Siloti. Chère à Emil Gilels, cette page permet à de montrer sa belle régularité digitale et son sens des plans sonores. Elégance ou maniérisme, la vision du pianiste nous éloigne quelque peu, dans Ständchen, du texte de Rellstab, fragile poème d’amour. Avec les Soirées de Vienne, on commence à comprendre que Tristan Pfaff peut devenir un virtuose redoutable. Jeu scintillant, très «vif-argent», légèreté et sens du rythme donnent à ces pièces l’aspect dansant et capricieux qui convient. Deux Etudes de Scriabine magnifiquement bien équilibrées dans lesquelles la densité d’écriture est rendue compréhensible grâce à un grand sens des plans et des dosages laissent à mesurer la sensibilité et la maturité de l’interprète ainsi que sa très grande maîtrise de l’instrument. Rarement joué, le Nocturne En rêve séduit par toutes les interrogations qu’il suscite. C’est avec la Rhapsodie n°13 que Tristan Pfaff démontre sa virtuosité fulgurante. On peut discuter le choix de la version du pianiste qui, à la manière de Horowitz aime à arranger les Rhapsodies de Liszt. De l’une des plus belles rhapsodies, peu connue et authentiquement tzigane, Volodos aboutit à une espèce de pièce vulgaire aux harmonies frelatées avec des rajouts de toutes sortes qui nous éloignent ô combien du chant nostalgique du Lassan original et de la frénétique et capricieuse Friska. Même Cziffra, l’authentique interprète de ces pages ne s’est jamais commis à en changer la moindre note… Ceci posé, Tristan Pfaff joue l’œuvre aussi bien que son modèle et peut-être de manière plus fine, de quoi électriser le salon conquis.

Crédit photographique © DR

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Paris. Hôtel Plaza Athénée. 20-IV-09. Jean-Sébastien Bach/Alexandre Siloti (1863-1945) : Prélude BWV 855 a ; Franz Schubert/Franz Liszt (1811-1886) : Ständchen, Soirées de Vienne n°6 et 7 ; Alexandre Scriabine (1872-1915) : Etudes op. 2 n°1 et op. 8 n°2 ; Franz Liszt (1811-1886) : En rêve, nocturne S. 207 ; Franz Liszt/ Arcadi Volodos (né en 1972) : Rhapsodie hongroise n° 13. Tristan Pfaff, piano

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