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Des amateurs ? Vous plaisantez…

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Avignon. Eglise Saint-Symphorien-les-Carmes. 17-V-2009. Joseph Haydn (1732-1809) : Missa brevis Sancti Johannis de Deo. John Rutter (1945-) : Requiem. Petra Ahlander et Claire Nicolas, soprani. Chœur A Piacere (chef de chœur : Annie Fajeau). Orchestre Praeclassica, direction : Stéphane Boichut

Chœur A Piacere et Orchestre Praeclassica

Des amateurs, vraiment ? Vous plaisantez ! Et pourtant, même si leur qualité les hisse au niveau des professionnels, le chœur A piacere et l’orchestre Praeclassica sont bien des «amateurs», mais qui, d’après l’étymologie du terme, ont l’amour de la belle œuvre. «Pour le plaisir et avec plaisir», tel est le joli nom du chœur qui depuis septembre 2000 réunit une quarantaine d’adultes venus de tous horizons sous l’énergique direction d’Annie Fajeau. Quant à Praeclassica, c’est un orchestre genevois fondé en 1963 ; si le noyau est une formation «mozartienne», il s’adjoint des supplémentaires selon le répertoire, qui va du baroque au contemporain.

Ensemble, en première partie, le chœur et l’orchestre en formation réduite – avec Petra Ahlander pour le Benedictus – ont parfaitement interprété la Missa Brevis, à la fois intense et tout intérieure.

Quant à John Rutter, ce fut pour nous l’occasion de découvrir son Requiem. Héritière d’influences très diverses, c’est une œuvre composite, inspirée de requiems antérieurs, de chant grégorien, de psaumes et de negro-spirituals. Elle existe en deux versions d’accompagnement orchestral : l’une, pour orgue et six instruments, l’autre, présentée ici, pour orchestre de taille moyenne et quelques suppléments (glockenspiel, harpe). Les sept sections de l’œuvre, alternativement en latin et en anglais, constituent un arc méditatif sur la vie et la mort.

Malgré un fond sonore parasite, qui s’entendait plus clairement encore pendant les pauses, le public a pu apprécier la qualité de l’œuvre et ses interprètes. Nous n’avons déploré que quelques stridences féminines dans les tutti éclatants du Sanctus (4e section). Claire Nicolas a peiné sur quelques aigus tenus, au moins dans le début de sa prestation (section 3).

Quant à l’orchestre, nous l’avons applaudi sans réserve. Une mention spéciale à la jeune violoncelliste solo et au hautboïste. Des amateurs ? Amateurs si l’on veut, ces amateurs-là nous sont chers…

Crédit photographique : © Geneviève Allène-Dewulf

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