La Scène, Opéra, Opéras

Eglise Gutiérrez & Stephen Costello, un couple de rêve

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Montréal, Salle Wilfrid-Pelletier de La Place des Arts. 23-V-2009. Gaetano Donizetti (1797-1848) : Lucia di Lammermoor, opéra en trois actes sur un livret de Salvatore Cammarano. Mise en scène : David Gately ; décors : Henry Bardon – The Dallas Opera ; costumes : Opéra de Montréal ; éclairages : Anne-Catherine Simard-Deraspe. Avec : Eglise Gutiérrez, Lucia ; Stephen Costelo, Edgardo ; Jorge Lagunes, Enrico  ; Alain Coulombe, Raimondo ; Antoine Bélanger, Lord Arturo Bucklaw ; Pierre-Étienne Bergeron, Normanno ; Sarah Myatt, Alisa. Chœur de l’Opéra de Montréal (chef de chœur : Claude Webster), Orchestre Métropolitain, direction : Steven White

Lucia di Lammermoor

C’est assurément l’une des meilleures productions de l’Opéra de Montréal. Et une excellente façon de terminer la saison en beauté ! Cette Lucia di Lammermoor est à marquer d’une pierre blanche. C’est surtout la réunion d’un couple de rêve, tous deux crédibles au plan vocal et scénique, animés d’un élan dramatique qui ne se dément pas.

Les décors «gothiques» de Henry Bardon, à défaut d’originalité, ont le mérite d’encadrer cette sombre histoire de deux familles ennemies – tableau de chasse, vieille fontaine, colonnes en ruine, salle somptueuse du château – et s’incrustent idéalement à la mise en scène signée , d’une lecture linéaire, sobre, limpide mais d’une absolue efficacité.

Tout cela peut sembler sans surprise et d’une trop grande simplicité. Mais la direction d’acteurs est vigilante et les personnages trouvent les motifs d’évoluer dans un cadre «naturel» sinon historique. Le seul bémol est la coupure au dernier acte, lorsqu’Enrico vient provoquer Edgardo en duel.

Eglise Gutierrez, la promise d’Edgardo, jeune femme amoureuse, trop fragile et brisée par le destin, incarne merveilleusement bien toutes les facettes du personnage qui culmine avec la trop fameuse scène de la folie. La voix est riche, puissante, nuancée. Idem pour le ténor , doté d’une forte présence sur scène. Vocalement, le baryton en Enrico ne fait pas dans la dentelle, pourtant nous aurions préféré voir le frère de Lucia plus perfide encore, plus sadique. Le reste de la distribution est honnête. Le ténor en Lord Arturo Bucklaw, le mari trucidé et la mezzo-soprano Sarah Myatt, la suivante de Lucia. Les qualités abondent du côté de la basse en Normanno. semble hors de propos dans le rôle de Raimondo.

Les chœurs de l’OdM sous la direction de sont excellents. dirige avec conviction et éclat cette Lucia avec les forces de l’.

Crédit photographique : Eglise Guttierez (Lucia) © Yves Renaud

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Montréal, Salle Wilfrid-Pelletier de La Place des Arts. 23-V-2009. Gaetano Donizetti (1797-1848) : Lucia di Lammermoor, opéra en trois actes sur un livret de Salvatore Cammarano. Mise en scène : David Gately ; décors : Henry Bardon – The Dallas Opera ; costumes : Opéra de Montréal ; éclairages : Anne-Catherine Simard-Deraspe. Avec : Eglise Gutiérrez, Lucia ; Stephen Costelo, Edgardo ; Jorge Lagunes, Enrico  ; Alain Coulombe, Raimondo ; Antoine Bélanger, Lord Arturo Bucklaw ; Pierre-Étienne Bergeron, Normanno ; Sarah Myatt, Alisa. Chœur de l’Opéra de Montréal (chef de chœur : Claude Webster), Orchestre Métropolitain, direction : Steven White

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