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Camilla Nylund sauve la mise

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Cologne. Opernhaus. 05-VI-2009. Richard Strauss (1864-1949) : Till Eulenspiegel lustige Streiche op. 28 ; Capriccio – Sextuor à cordes ; Vier letzte Lieder, op. 150 ; Salome – Danse des sept voiles ; Der Rosenkavalier – Suite (1945) et Scène finale. Camilla Nylund et Claudia Rohrbach, sopranos ; Regina Richter, mezzo-soprano. Orchestre du Gürzenich de Cologne, direction : Markus Stenz

Gürzenich-Orchester Köln

Les grands noms se sont fait rares ces derniers temps à l’opéra de Cologne – avec une notable exception : . Après avoir été successivement Salomé, Elsa et Elisabeth – et avant d’endosser le costume de la comtesse dans Capriccio à la fin du mois – la soprano finlandaise a fait escale au bord du Rhin pour un «Gala ». Gala ? Un mot un peu grand pour un concert de l’orchestre de la ville sous la baguette de son directeur musical avec trois solistes dont deux issues de la troupe de l’opéra. Un grand mot surtout vu le manque flagrant de répétitions. Faux départs à plusieurs reprises, problèmes de justesse et de balance, couacs dans les cuivres – le Gürzenich-Orchester ne se présenta pas sous son meilleur jour ce soir là (une mention pourtant pour quelques beaux solos des bois). était donc pleinement occupé à organiser ses troupes, et l’interprétation en souffrait bien évidemment. Néanmoins, nous aimions son Till Eulenspiegel plein d’énergie et d’humour ainsi que son accompagnement très poétique des Quatre dernier lieder. La Dance des sept voiles, en revanche, manquaient de sensualité, tout comme les extraits du Rosenkavalier où l’on pourrait attendre plus de souplesse dans le choix des tempi et plus de raffinement dans les couleurs orchestrales.

, elle, était en grande forme. La beauté de son timbre, ses aigus faciles et rayonnants, ses superbes piani (particulièrement enchanteurs dans le haut du registre) font d’elle une des meilleurs straussiennes du moment. Après les Quatre derniers lieder vocalement sans faille et gorgés d’émotions, sa touchante maréchale dans le fameux trio du Rosenkavalier (où elle fut superbement secondée par et ) nous faisait regretter la brièveté de l’extrait. Heureuse idée cependant d’enchaîner avec le duo final (pas prévu dans le programme) – ne serait-ce que pour l’Octavian chaleureux de .

Ovationnée dès la fin de la première partie, Camilla Nylund remercia son public avec un sublime Morgen avant de clore la soirée par un Cäcilie jubilatoire.

Crédit photographique : Camilla Nylund © M. Hoffmann

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Cologne. Opernhaus. 05-VI-2009. Richard Strauss (1864-1949) : Till Eulenspiegel lustige Streiche op. 28 ; Capriccio – Sextuor à cordes ; Vier letzte Lieder, op. 150 ; Salome – Danse des sept voiles ; Der Rosenkavalier – Suite (1945) et Scène finale. Camilla Nylund et Claudia Rohrbach, sopranos ; Regina Richter, mezzo-soprano. Orchestre du Gürzenich de Cologne, direction : Markus Stenz

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