Pour Patricia Kopatchinskaja…

À emporter, CD, Musique symphonique

Gerd Kühr (né en 1952) : Movimenti pour violon et orchestre ; Gerald Resh (né en 1975) : Schlieren pour violon et orchestre ; Otto M.Zykan (1935-2006) : Da drunten im Tale pour violon et orchestre. Patricia Kopatchinskaja, violon ; Radio Symphonieorchester Wien, direction : Stefan Asbury, Johannes Kalitzkze, Bertrand de Billy. 1 CD Col Legno WWE 1 CD 20279. Code barre : 9 120031 340348. Enregistré entre 2005 et 2007 en concert à Vienne. Notice bilingue allemand et anglais. Durée : 70’58 »

 

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Le toujours actif label Col Legno nous gratifie d’un disque de concertos pour violon et orchestre de compositeurs autrichiens; ces partitions sont enregistrées en concert dans le cadre du festival Wien Modern. Le porte drapeau de ce disque réside dans la présence de la jeune , véritablement déchaînée et engagée au maximum dans la défense de ces belles musiques.

Près de trois générations de compositeurs au programme: le grand-père: Otto M.Zykan; le père: et le fils: Gerald Resch. Honneur à l’aîné pour commencer ! Personnalité hors normes, Otto M.Zykan se fit connaître pour ses proximités avec l’univers ironique, surréaliste et dadaïste en collaborant avec le compositeur et chansonnier HK Gruber ou en initiant différents projets décalés pour la télévision, mais l’homme savait aussi rester sérieux et il enregistra l’une des premières intégrales de l’œuvre pianistique de Schoenberg. Extrêmement critique vis à vis de ses propres œuvres qu’il estimait être le seul à pouvoir interpréter, il refusa quasiment toute publication de ses partitions avant 1994. Son Da drunten im Tale, de près d’une demi-heure témoigne d’une intelligente science de l’orchestre et d’une sainte inventivité. Sa pièce semble pétiller comme de fines bulles de champagne; tel un esprit joyeux et festif, ponctué de petites allusions aux grandes figures de Stravinsky, Berg….

, personnalité bien ancrée dans la vie musicale de son pays, semble avoir hérité du côté léger et primesautier avec un Movimenti très rapsodique ou le violon se fond avec parcimonie dans la masse orchestrale. L’ensemble est ciselé avec élégance et économie de moyens, ce qui tire vers le grand raffinement. Le violon semble ainsi évoluer au fil de ses fantaisies et de ses pérégrinations; l’oreille est parfois sur le souffle, avec des réminiscences bruitistes mais éclaircies par le bon climat des montagnes d’Autriche.

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