Concerts, La Scène, Musique symphonique

Prise de risque limitée… et succès au rendez-vous

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Paris. Salle Pleyel. 21-X-2009. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Symphonie n°34 en ut mineur K. 338 ; Concerto pour clarinette et orchestre en la majeur K. 622. Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n°3 en fa majeur op. 90. Pascal Moraguès, clarinette ; Orchestre de Paris, direction : Christoph Eschenbach.

2009/2010 marque la dernière saison de en tant que directeur musical de l’. Pour son ultime concert de l’année 2009 à la tête de la formation parisienne, le chef proposait au public, venu nombreux Salle Pleyel, du grand répertoire germanique avec deux compositeurs que l’orchestre a beaucoup abordé ces dernières années : Mozart et Brahms.

La première partie du concert, que Eschenbach dirige de tête, débute par la relativement rare Symphonie n°34 de Mozart (1782). L’orchestre, en effectif réduit, répond bien aux indications du chef dans l’aspect nerveux, martial du premier mouvement, la mélancolie de l’Andante (uniquement les cordes et le basson), la virtuosité de la danse de l’Allegro final.

Deuxième œuvre au programme, la Symphonie n°3 de Brahms, une des rares pièces du répertoire dont tous les mouvements se terminent piano. Visiblement galvanisé par l’enthousiasme du chef allemand, ce qui n’est pas toujours le cas, l’orchestre cette fois au grand complet convainc : un premier mouvement plein de majesté et de vigueur, de beaux solos de bois dans l’Andante. La très célèbre mélodie de l’Adagio permet aux cordes, à la flûte, au cor et au hautbois d’être mis en valeur, mais tout en retenue. Le climat inquiétant des premières mesures du dernier mouvement, l’héroïsme (cordes, cuivres) qui annonce l’exposition finale, les réminiscences du début du premier mouvement qui se dissout mystérieusement suscitent également l’adhésion.

Le choix, surprenant au premier abord, de proposer le Concerto pour clarinette de Mozart en deuxième partie de programme, se révèle être une délicatesse de visant à mettre pleinement en avant le soliste, en l’occurrence , célèbre clarinette solo de l’ depuis 1981 ! Dans ce chef-d’œuvre datant des derniers mois de la vie de Mozart (1791, et non 1782 comme indiqué par erreur en page deux du programme), l’exploitation de toute la tessiture de l’instrument est parfaitement rendue par le soliste, sachant être à là fois virtuose (premier et troisième mouvement) tendre et touchant (dans le fameux Adagio). Accompagnement attentif et soigné de Christoph Eschenbach à la tête de l’orchestre à nouveau en petit effectif. , devant un public conquis, offre généreusement deux bis successifs tirés du Quintette pour clarinette et cordes (ici orchestre à cordes) de Weber.

Crédit photographique : Pascal Moraguès © DR

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Paris. Salle Pleyel. 21-X-2009. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Symphonie n°34 en ut mineur K. 338 ; Concerto pour clarinette et orchestre en la majeur K. 622. Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n°3 en fa majeur op. 90. Pascal Moraguès, clarinette ; Orchestre de Paris, direction : Christoph Eschenbach.

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