Traces de Martin Matalon, voix multiples

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Martin Matalon (né en 1958) : Traces VII pour voix et électronique ; Traces V pour clarinette et électronique ; Traces IV pour marimba et électronique ; Traces II pour alto et électronique ; Traces VI pour flûte et électronique ; Traces III pour cor et électronique. Ensemble Sillages : Donatienne Michel-Dansac, voix ; Pierre Dutrieu, clarinette ; Eve Payeur, marimba ; Gilles Deliège, alto ; Sophie Deshayes, flûte ; Pierre Remondière, cor. 1 CD Sismal SR005 ; code barre 3 700266 859905. Enregistré aux studios de la Muse en circuit à Alforville 94. texte français/anglais. Durée 58’57’’

 

Avec la série des Trames qui confrontent un soliste à un ensemble instrumental, le cycle des Traces convoquant l’instrument soliste et son prolongement électronique constitue pour le compositeur « l’axe primordial » de son travail. Cet amoureux du son et de ses déploiements multiples donne ici libre cours à son imaginaire sonore stimulé par les ressources de la technologie.

Sur les sept Traces écrites à ce jour, six d’entre elles figurent dans cet album ; Trace II pour alto, la plus développée des six, la plus spectaculaire aussi dans son processus de transgression instrumentale, est tirée de la musique accompagnant le film Las Hurdes (Terre sans pain) de Luis Bunuel. Dans Traces IIII pour cor, Matalon élabore des textures complexes en confrontant le matériau instrumental parfois méconnaissable à la modélisation spectrale des sons de marimba et clarinette alors que dans Trace IV c’est l’environnement spatial plus que le marimba soliste qui est en constante métamorphose. Ductiles et virtuoses, la flûte de Trace VI (multiciplidad) comme la clarinette de Trace V participent de cette magie sonore générant un univers fantasque autant que poétique. C’est pour le timbre singulier et l’immense talent de que Matalon écrit la toute récente Trace VII pour voix soliste au parcours étrange et sinueux développant une étonnante dramaturgie sonore.

On ne peut que louer la qualité de l’enregistrement et le talent des six solistes de l’ qui donnent à ces « Traces d’imaginaire » leur fulgurance sonore.

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