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Paris, Réfectoire des Cordeliers. 19-III-2010. Astor Piazzolla (1921-1992) : Contraste ; Adios Nonino ; Gerardo Rodriguez (1897-1948) : La Cumparsita ; Carlos Gardel (1890-1935) : Adios Muchachos ; Sebastián Iradier (1809-1865) : La Paloma (arrangements de Johan Farjot) ; Karol Beffa (né en 1973) : Café 2010 (création) ; Gabriel Fauré (1845-1924) : La bonne chanson op. 61. Delphine Haidan, mezzo-soprano ; Raphaël Imbert, saxophone ; Ensemble Contraste : Geneviève Laurenceau, violon ; Arnaud Thorette, alto ; Antoine Pierlot, violoncelle ; Johan Farjot, piano

Festival « Voix du Printemps »

Le vaste réfectoire qui subsiste de l’ancien couvent des Cordeliers accueille , directeur du Festival»Voix du Printemps» de la Sorbonne, et pianiste de l’. On regrette un peu qu’il n’ait pas coopté un second violoniste et un contrebassiste pour jouer La bonne chanson dans la belle adaptation de Fauré pour quintette et piano. Néanmoins, son accompagnement au piano, lapidaire et fluide, est d’une clarté irréprochable. surveille la ligne et le volume de son chant, sacrifiant parfois le legato pour maintenir une intelligibilité parfaite. En définitive, cette lecture, d’une limpidité sereine, reste à la surface d’un recueil dont l’optimisme apparent cache un lourd désarroi spirituel, mais elle a le mérite, pas si fréquent, d’éviter l’emphase et les apprêts qui sont fatals dans ce répertoire.

En seconde partie, les musiciens de Contraste présentent un spectacle déjà bien rodé (voir les critiques d’un concert au Festival d’Auvers-sur-Oise et du disque Cafe 1930), mais qu’ils ont visiblement toujours autant de plaisir à jouer. Il faut dire que ces airs de tango, déjà charmants en eux-mêmes, sont adaptés par avec une invention qui n’est jamais banale, tant elle joue avec les conventions du genre. Plutôt que d’imiter la mélancolie propres aux formations les plus courantes, autour du bandonéon, il exploite malicieusement toutes les possibilités offertes par la formation de quatuor avec piano : concerto grosso, concerto pour piano, musique de chambre romantique ou piano jazz, effets comiques ou de percussion, le tout en courtes séquences enchaînées avec art et drôlerie. L’aisance évidente de chacun contribue à donner à ces arrangements une véritable beauté musicale, tandis que la soirée réserve quelques surprises bienvenues : un bœuf impromptu avec le saxophoniste , et la création d’une courte pièce de , Café 2010, qui «ne retient de Piazzolla que l’esprit, non pas la lettre».

Crédit photographique : Antoine Pierlot © François Marquet

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Paris, Réfectoire des Cordeliers. 19-III-2010. Astor Piazzolla (1921-1992) : Contraste ; Adios Nonino ; Gerardo Rodriguez (1897-1948) : La Cumparsita ; Carlos Gardel (1890-1935) : Adios Muchachos ; Sebastián Iradier (1809-1865) : La Paloma (arrangements de Johan Farjot) ; Karol Beffa (né en 1973) : Café 2010 (création) ; Gabriel Fauré (1845-1924) : La bonne chanson op. 61. Delphine Haidan, mezzo-soprano ; Raphaël Imbert, saxophone ; Ensemble Contraste : Geneviève Laurenceau, violon ; Arnaud Thorette, alto ; Antoine Pierlot, violoncelle ; Johan Farjot, piano

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