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Sibelius! Toujours et encore passionnant

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Jean Sibelius (1865-1957) : Symphonie n°6 en ré mineur op. 104 ; Symphonie n°7 en do majeur op. 105 ; Suite Karelia op. 11 ; Valse triste op. 44 n°1. Orchestre Philharmonique Royal de Stockholm, dir. Vladimir Ashkenazy. 1 CD EXTON OVCL-00293. Code barre : 4 526977 002930. Enregistré en novembre 2006 et janvier 2007, salle de concert de Stockholm. Notice bilingue (anglais, japonais). Durée : 69’45’’

 

Eternel  ! Ce seigneur de l’introspection et de la quête de l’authenticité réussit encore une fois à nous empoigner psychologiquement et sensuellement. Chaque nouvelle écoute ravive tant et tant de sentiments, de sensations, de réflexions aussi. S’agit-il d’une musique intellectuelle ? Si la réponse négative surgit spontanément, la preuve en est fournie par la simple écoute de chaque chef-d’œuvre impérissable sorti de son esprit si singulier. fréquente la musique de Sibelius depuis fort longtemps. On se souvient de son intégrale symphonique des années 1980, solide pivot de la discographie sibélienne grâce aux qualités transcendées du Philharmonia Orchestra (coffret de 4 CD DECCA). Quant à l’, on rappellera son intégrale gravée en 1952-1953 sous la baguette de Sixten Ehrling (3 CD, Finlandia).

Ashkenazy et ce dernier orchestre revisitent quatre partitions inoubliables du «solitaire d’Ainola» dans la capitale suédoise en 2006-2007. L’écoute achevée l’on est convaincu depuis longtemps déjà de la réussite et donc de la justification de l’entreprise. La Symphonie n 6 en ré mineur, dont Sibelius dirigea la création à Helsinki en février 1923, reçoit une lecture délicate certes mais heureusement moins diaphane et transparente que trop souvent. Sous la clarté pacifique de l’eau pure sourd un grondement profond, permanent et mystérieux en adéquation parfaite avec la mentalité tourmentée du créateur. L’aspect novateur, historiquement incontournable, de la Symphonie en do majeur (n°7, 1924), bénéficie d’une parfaite illustration des choix structurels du compositeur sous forme d’une géniale mouvance des masses sonores et d’inventives métamorphoses thématiques. Orchestre et chef atteignent au sublime et à l’inoubliable. Ils s’illustrent merveilleusement aussi dans la Suite Karelia, bien antérieure puisque contemporaine de la grande période du Kalevala musical de sa jeunesse. Cette musique tour à tour festive, épique et martiale en constitue une parfaite et flatteuse illustration. Pour achever ce panorama très attachant et qu’il faut vraiment fréquenter, la Valse triste, obligatoire et raffinée, trouve sa place logique dans ce programme à installer tout près des sommets.

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Jean Sibelius (1865-1957) : Symphonie n°6 en ré mineur op. 104 ; Symphonie n°7 en do majeur op. 105 ; Suite Karelia op. 11 ; Valse triste op. 44 n°1. Orchestre Philharmonique Royal de Stockholm, dir. Vladimir Ashkenazy. 1 CD EXTON OVCL-00293. Code barre : 4 526977 002930. Enregistré en novembre 2006 et janvier 2007, salle de concert de Stockholm. Notice bilingue (anglais, japonais). Durée : 69’45’’

 
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