Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Mūza Rubackyté fête deux anniversaires hauts en couleur

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Paris, Salle Gaveau, 11-III-2011. Franz Schubert (1797-1828) : Sonate en la mineur D 784 ; Franz Schubert/Franz Liszt (1811-1886) : Gretchen am Spinnrade ; Du bist die Ruh ; Die junge Nonne ; Ave Maria ; Erlkönig ; Die Stadt ; Der Doppelgänger ; Der Leiermann ; Mikalojus Konstantinas Čiurlionis (1875-1911)  : 3 Préludes, 2 Nocturnes ; Franz Liszt : Sonate en si mineur. Mūza Rubackyté, piano

Cette soirée rend hommage à Liszt pour le 200e anniversaire de sa naissance, mais aussi à un compositeur lituanien, , pour le 100e anniversaire de son décès. Il est intitulé «Au-delà des notes» afin de souligner le lien entretenu par la musique avec les autres arts : poésie romantique allemande à travers les Lieder de Schubert transcrits par Liszt, peinture sonore de Čiurlionis, comme une transition du postromantisme à une forme plus expressive.

Au début du concert, dans la Sonate de Schubert, le jeu de est encore hésitant et cette hésitation transparaît notamment dans le tempo. Dans les Lieder de Schubert – cinq dans la première partie et trois dans la deuxième – le caractère de chaque chant est mis en relief, de la douceur d’Ave Maria à la dramaticité du Roi des aulnes, en passant par l’agitation intérieure dans Marguerite au rouet ou Der Doppelgänger.

Mais le point fort du récital se situe dans la deuxième partie, les morceaux de Čiurlionis et la Sonate de Liszt. Les Préludes et Nocturne de Čiurlionis demeurent essentiellement romantiques, malgré une certaine volonté de sortir de l’harmonie fonctionnelle. Sous diverses influences, surtout de Chopin, mais aussi de Brahms, ou encore de son contemporain Rachmaninov, ces morceaux sont très colorés, à l’instar des peintures laissées par ce musicien qui était également peintre. C’est avec beaucoup de nuances que Mūza Rubackyté fait revivre ces couleurs, éblouissantes, rêveuses, ou sobres. A la fin du programme, la lisztienne (elle est lauréate du concours international Liszt-Bartók à Budapest, en 1981) nous offre une interprétation magistrale de la Sonate du compositeur hongrois, poétique et passionnée, dans une construction claire, avec des nuances délicieusement subtiles. Son succès nous permet de la réentendre dans deux bis, le Rêve d’amour de Liszt et «Chiarina», extrait du Carnaval de Schumann, qui sonnaient comme une sorte de souvenir d’un vécu intense.

Crédit photographique : © Manfred Pfeifer

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Paris, Salle Gaveau, 11-III-2011. Franz Schubert (1797-1828) : Sonate en la mineur D 784 ; Franz Schubert/Franz Liszt (1811-1886) : Gretchen am Spinnrade ; Du bist die Ruh ; Die junge Nonne ; Ave Maria ; Erlkönig ; Die Stadt ; Der Doppelgänger ; Der Leiermann ; Mikalojus Konstantinas Čiurlionis (1875-1911)  : 3 Préludes, 2 Nocturnes ; Franz Liszt : Sonate en si mineur. Mūza Rubackyté, piano

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