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Pierre Hantaï et Skip Sempé : Rameau transcrit

Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Paris. Cité de la Musique. 25-III-2011. Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : Les Indes galantes ; Hippolyte et Aricie ; Platée ; Les Fêtes d’Hebé ; Pièces de clavecin ; Pièces de clavecin en concerts (1741) ; Les Paladins ; Dardanus ; Pigmalion ; Castor et Pollux ; Zoroastre (pièces pour clavecin et transcriptions pour deux clavecins). Skip Sempé, Pierre Hantaï, clavecins.

La Cité de la Musique invite régulièrement des interprètes à jouer en concert les instruments provenant des collections du Musée de la Musique. C’était le cas ici de , sur un clavecin Goujon/Swanen (1749/1784) et de , sur le célèbre Ruckers/Taskin (1646/1780), programmés à l’Amphithéâtre dans des transcriptions et des arrangements pour deux clavecins de pièces de Rameau tirées de ses opéras-ballets, tragédies lyriques, comédies lyriques, mais aussi de sa musique de chambre (Pièces de clavecin en concerts).

Le cœur du programme tournait autour d’extraits des «quatre grands concerts» que tira des Indes galantes, peu de temps après la création de l’opéra-ballet en 1735. Parmi les pages «ordonnées en pièce de Clavecin» (Ouverture, Chaconne, Les Sauvages…), certaines nécessitent un deuxième instrument (une version fut enregistrée par et Martial Morand, à la fin des années 1980). Les clavecinistes de ce concert ont donc procédé à un travail de transcription et d’arrangement pour deux clavecins, puisant dans d’autres œuvres (Platée, Dardanus, Les Paladins…), dans une démarche comparable à celle de , dijonnais comme Rameau et auteur d’un Recueil d’airs choisis de plusieurs opéras accommodés pour le Clavecin. Le musicologue Denis Morrier expliquait la démarche des interprètes dans les notes de programme : «les deux clavecinistes jouent simultanément la basse, et se répartissent les deux voix concertantes. Ils peuvent également, tout au long de la partition, proposer une réalisation harmonique à la manière d’une basse continue».

Le résultat fut en tout point remarquable. Outre la beauté et la sonorité des instruments, celui de en particulier, les deux clavecinistes rendent bien la richesse mélodique, harmonique et rythmique de l’écriture orchestrale de Rameau. Avec des qualités digitales évidentes, ils se montrent également expressifs dans ces pages qui sont tour à tour raffinées, dansantes ou solennelles.

Sans faire oublier les versions originales, et même si les transcriptions sont parfois un peu chargées, les interprètes enthousiasment le public venu nombreux à ce concert. On leur souhaite de réitérer l’expérience, la musique de Rameau se prêtant bien à ce type d’exercice.

Crédit photographique : et Pierre Hantaï © DR

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