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Miami City Ballet, Un zeste de Floride

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Paris. Théâtre du Châtelet. Dans le cadre du festival Les étés de la danse. 6-VII-11. Miami City Ballet : Gala d’ouverture. Symphonie in Three Movements (1972). Chorégraphie : George Balanchine. Musique : Igor Stravinski. Costumes : Karinska. Lumières : John Hall. Afternoon of a Faun (1953). Chorégraphie : Jerome Robbins. Musique : Claude Debussy. Scénographie et lumières : Jean Rosenthal. Costumes : Irene Sharaff. Tarantella (1964). Chorégraphie : George Balanchine. Musique : Louis Moreau Gottschalk. Costumes : Karinska. Lumières : John Hall. Ballet Imperial (1941). Chorégraphie : George Balanchine. Musique : Piotr Ilyitch Tchaikovski. Costumes : Haydée Morales. Lumières : John Hall. Orchestre Prométhée, direction : Gary Sheldon, piano solo : Francisco Rennó. Avec les danseurs du Miami City Ballet.

Lors de la première soirée de leur escale à Paris, les cinquante danseurs du , fondé par Edward Villela, ont rendu brillamment hommage à et .
Pour le septième été consécutif, le festival Les Etés de la Danse a fait le choix d’accueillir une grande compagnie de ballet. Fondé il y a vingt-cinq ans en Floride par Edward Villela, ancien danseur étoile du New York City Ballet, le vient pour la première fois à Paris avec un programme dense, riche et varié d’une quinzaine de soirées. Un régal dont il faut profiter sans attendre au Théâtre du Châtelet et qui s’ouvre par une soirée de gala exceptionnelle.
Dès la « Symphony in Three Movements » qui démarre le programme, le public prend le pouls d’une compagnie dynamique, techniquement au point, pour une magistrale leçon de style Balanchine. Edward Villela, qui passa 18 ans au NYCB, a en effet rapporté dans ses bagages les principaux ballets du chorégraphe, dont il accessoirement créé quelques uns des rôles. Un atout maître lorsqu’il s’agit de remonter et de transmettre un répertoire.

Rarement représenté en France, « Symphony in Three Movements » est un ballet abstrait écrit par Balanchine en 1972 à l’occasion du Festival Stravinski à New York. Il offre une déclinaison plutôt moderne du vocabulaire balanchinien, semant ça et là quelques incongruités sur des accents stravinskiens proches du Sacre du printemps ou de Petrouchka. La compagnie, impeccable, offre de belles lignes dans les diagonales du 1er et du 3ème mouvement. Couple vedette, Katia Carranza et Carlos Guerra tirent leur épingle du jeu, aux côtés de quatre solistes à la technique assurée.
Changement d’atmosphère avec « Afternoon of a faun ». Bijou de délicatesse, cette version du Faune signée est subtile et douce. Dans un studio de danse, un danseur (Carlos Guerra) s’échauffe au sol. Arrive une ballerine (Jennifer Carlynn Kronenberg), à l’air de biche effarouchée. La rencontre est fugace, intime, portée par les deux interprètes, presque évanescents.

Energie et dynamisme à revendre, en revanche, pour le couple de « Tarentella », le morceau de bravoure de Balanchine. Jeanette Delgado et Kleber Rebello enchaînent les tours à un rythme soutenu, arborant un sourire Ultra Brite. C’est une danseuse qui déménage, une vraie bombe qui respire le soleil de la Sicile, version Floride. Son partenaire, avec ses faux airs de pirate des Caraïbes, n’est pas en reste côté rebond !
La soirée s’achève plus sérieusement avec « Ballet impérial », un ballet classique et brillant chorégraphié par Balanchine en hommage à Petipa et à ses années de formation en Russie. Chignons surmontés d’une tiare, strass et cristaux, pendrillons drapés comme des rideaux, la scène accueille une démonstration de force de la compagnie. Si l’essentiel du travail est confié aux ballerines, on remarque tout particulièrement Patricia Delgado, dont la musicalité éclate sur scène. Le duo formé par Mary Carmen Catoya et Renato Penteado tient la route tout au long de 37 longues minutes du ballet. Eprouvant !
Impossible enfin d’achever ce compte-rendu sans féliciter les jeunes musiciens de l’, et leur directeur . Fondé en 2004 dans l’optique de favoriser l’insertion professionnelle des élèves des grands établissements d’enseignement musical, l’orchestre réalise ici sa première incursion dans l’univers de la danse. Une première réussie, car la fosse se montre aussi à l’aise dans le répertoire symphonique (Tchaikovski et Stravinski) que dans l’impressionnisme délicat du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy. Une jolie performance, à mettre aussi au crédit du chef du Miami City Ballet, .

Crédit photographique : © Joe Gato

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Paris. Théâtre du Châtelet. Dans le cadre du festival Les étés de la danse. 6-VII-11. Miami City Ballet : Gala d’ouverture. Symphonie in Three Movements (1972). Chorégraphie : George Balanchine. Musique : Igor Stravinski. Costumes : Karinska. Lumières : John Hall. Afternoon of a Faun (1953). Chorégraphie : Jerome Robbins. Musique : Claude Debussy. Scénographie et lumières : Jean Rosenthal. Costumes : Irene Sharaff. Tarantella (1964). Chorégraphie : George Balanchine. Musique : Louis Moreau Gottschalk. Costumes : Karinska. Lumières : John Hall. Ballet Imperial (1941). Chorégraphie : George Balanchine. Musique : Piotr Ilyitch Tchaikovski. Costumes : Haydée Morales. Lumières : John Hall. Orchestre Prométhée, direction : Gary Sheldon, piano solo : Francisco Rennó. Avec les danseurs du Miami City Ballet.

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