Ave Maria à la Chaise-Dieu

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Giovanni Giorgi (?-1762) : Missa a due Cori tutti piena ; Ave Maria ; In omnem terram ; Tui sunt caeli ; Improperium expectavit cor meum ; Dextera Domini ; Angelus Domini descendit de caelo ; Ascendit Deus in jubilatione ; Chœur de Chambre de Namur ; Cappella Mediterranea ; Ensemble Clematis ; Leonardo García Alarcón, direction. 1 CD RIC 313. Code barre : 5400439003132. Enregistré en 2010. Livret quadrilingue (français, italien, anglais, allemand). Durée : 55’.

 

On sait gré aux musiciens et aux musicologues qui gravitent autour d’eux de dénicher des compositeurs jusqu’à présent inconnus dont la musique se révèle loin d’être anecdotique (et qui constitue, il faut bien le reconnaître, souvent le nerf de la guerre en musique ancienne pour exister à la scène ou au disque…). C’est le cas ici de Leonardo García-Alarcón (et du musicologue Jolando Scarpa) avec , compositeur italien de la première moitié du XVIIIe siècle dont on sait peu de choses si ce n’est qu’il fut sans doute élève d’ à Venise, puis maître de chapelle à Saint-Jean-de-Latran à Rome, un poste qu’il occupa par la suite à la cour du roi du Portugal à Lisbonne de 1727 à sa mort probable en 1762. Le programme de musique sacrée proposé, constitué d’offertoires, de motets (époque romaine) et d’une messe (époque portugaise), fut recréé en 2010 dans le cadre du Festival de La Chaise-Dieu.

Peu novatrice, la musique de renvoie immanquablement à la polyphonie, aux effets madrigalesques de la Renaissance, en particulier la polychoralité vénitienne des Willaert, Gabrieli, Monteverdi… Elle n’en demeure pas moins fort attrayante, surtout lorsque le projet est porté par un interprète ayant la fougue et le talent de Leonardo García-Alarcón, à la tête des formations dont il est actuellement directeur musical, , solistes vocaux, cuivres et orgues de la , rejoints par des cordes de l’. Le résultat s’avère à la hauteur des espérances et l’on est en effet conquis par la couleur d’ensemble, l’homogénéité des pupitres, la ferveur, l’enthousiasme que les interprètes mettent dans ces pièces tour à tour recueillies, enlevées ou solennelles. La variation des effectifs vocaux, à quatre ou huit voix, en tutti ou par un quatuor de solistes, la richesse et la variété de l’accompagnement instrumental, évite par ailleurs toute impression de monotonie. Une belle découverte à mettre une nouvelle fois à l’actif d’un des chefs les plus talentueux et inventifs du moment dans le milieu de la musique ancienne et baroque.

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