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Falvetti par García-Alarcón, une réussite

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Michelangelo Falvetti (1642-1692) : Il diluvio universale. Mariana Flores, Caroline Weynants, Magali Arnault, sopranos ; Evelyn Ramirez Munoz, contralto ; Fabián Schofrin, contre-ténor ; Fernando Guimarães, Thibaut Lenaerts, ténors ; Matteo Bellotto, Benoît Giaux, basses ; Chœur de Chambre de Namur, Cappella Mediterranea, direction : Leonardo García Alarcón. 1 CD Ambronay AMY026. Code barre : 3760135100262. Enregistré en septembre 2010. Livret trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 64’35

 

Leonardo García-Alarcón avait créé l’événement lors du premier week-end de l’édition 2010 du Festival d’Ambronay en exhumant trois cent vingt-huit ans après sa création (1682) ce « dialogue », qui s’apparente à un oratorio, d’un illustre inconnu, . García Alarcón, qui convainc souvent plus dans ces œuvres rares ou inédites (Giovanni Giorgi…) que dans le « grand répertoire » ne déroge pas à la règle ici et l’on peut dire qu’il a eu la main heureuse, tant ce qu’on entend dans cet enregistrement fait en studio les jours qui précédèrent le Festival est remarquable.

De Falvetti, on sait peu de choses, si ce n’est qu’il était d’origine calabraise et qu’il occupa le poste de maître de chapelle de la cathédrale de Palerme, puis de Messine, en Sicile où il meurt en 1692.
Redécouvert et édité par le musicologue Nicolò Maccavino, Il diluvio universale repose sur un livret de Vincenzo Giattini, ce dernier s’inspirant du livre de la Genèse. Il met en scène la Justice Divine (Evelyn Ramirez Munoz) convoquant les éléments (air, terre, feu, eau) afin d’éliminer l’Homme, pêcheur, tout en épargnant Noé () et sa femme Rad (). Le sujet, repris ultérieurement par Donizetti, Saint-Saëns ou Britten, engendre une musique dramatique, très variée dans l’écriture, qui réserve à côté de moments virtuoses, spectaculaires (notamment les chœurs, dans la troisième partie : Sinfonia di tempeste et « A fuggire, a morire » d’une part et « E qui mi dà aita ? » d’autre part ), des passages tendres, émouvants, tels les duos Noé-Rad, et bien sûr une note d’espoir (le final).

L’orchestre, auquel se joint les percussions orientales de Keyvan Chemirani, sonne magnifiquement, sous la direction enlevée, théâtrale de . Le confirme les bonnes impressions ressenties lors de précédents enregistrements, concerts. Le plateau de solistes, homogène, appelle également des compliments, en particulier les chanteuses (Evelyn Ramirez Munoz, , et Magali Arnault). Une très belle découverte à mettre au crédit du bouillonnant chef argentin et du Festival d’Ambronay qui le soutient fidèlement.

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Michelangelo Falvetti (1642-1692) : Il diluvio universale. Mariana Flores, Caroline Weynants, Magali Arnault, sopranos ; Evelyn Ramirez Munoz, contralto ; Fabián Schofrin, contre-ténor ; Fernando Guimarães, Thibaut Lenaerts, ténors ; Matteo Bellotto, Benoît Giaux, basses ; Chœur de Chambre de Namur, Cappella Mediterranea, direction : Leonardo García Alarcón. 1 CD Ambronay AMY026. Code barre : 3760135100262. Enregistré en septembre 2010. Livret trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 64’35

 
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