Concerts, La Scène, Musique symphonique

L’ONDIF un orchestre sans domicile fixe

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Paris. Salle Gaveau. 30-XI-2011. Félix Mendelssohn (1809-1847) : La Belle Mélusine, ouverture en fa majeur op.32. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur,op.56. Matteo Franceschini (né en 1979) : Ego, Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre (création française). Franz Schubert (1797-1828) : Symphonie N°8 en si mineur « Inachevée » D. 759. Trio Wanderer : Jean-Marc Phillips-Varjabédian ; violon. Raphael Pidoux ; violoncelle. Vincent Coq ; piano. Orchestre national d’Île de France, direction ; Wilson Hermanto

Ils sont des concerts auxquels on assiste soit par hasard, soit parce qu’on est fan d’un soliste et qui par enchantement deviennent un véritable évènement.  Il faut dire que la programmation est mobilisatrice. Le « triple de Beethoven » par le avec l’Orchestre national d’Île de France. Ce fameux trio fait plus de 180 représentations par an, 90 % des destinations à travers la planète, pour une fois qu’ils sont à notre porté, il ne fallait pas les manquer ! Le mélomane averti joue pour un fauteuil placé/gagnant sur un terrain pas trop sec et à domicile, à Gaveau.  Comme lors d’un grand repas, l’entrée fut un apéro de mise en bouche avec La Belle Mélusine de Mendelssohn. Une fois les papilles en éveil, nous étions prêts pour savourer la pièce maitresse, le fameux Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur de . Comme dans un grand restaurant, les convives attendent, regardent l’installation du plateau qui se met en place pour accueillir le piano. La chaleur de la salle est bien tempérée, tout le monde salive déjà. Les artistes arrivent sur scène, plus un bruit, pas un souffle de tuberculeux ou de fumeur pour gâcher la soirée ; les premières  mesures éclatent et c’est la magie qui passe dans toute la salle.  L’œuvre est dégustée pleinement. Les bravos fusent, il n’y a aucun doute, nous venons de vivre un grand moment. Les solistes, reconnaissants,  offrent  au public une sorte de trou normand avec  un extrait de Dumka de Dvořák.

La programmation de cette soirée est  sous le signe « Triple », aussi nous sommes à l’écoute de la création française de qui s’est inspiré de la formation du concerto de Beethoven dans son organisation musicale pour nous livrer son interprétation. Toutes les formations d’orchestre sont présentes et s’expriment. Les cordes sont exploitées à l’extrême de la tension par le continuo de l’archet lent qui persiste comme le chant d’un moustique dans la nuit qui monopolise l’attention, les vents sont à la limite de l’épuisement, les percussions accompliront le lever du soleil.

L’Inachevée de Schubert prend sa place comme pour nous faire comprendre que nous nous reverrons bientôt si le ministère de la culture le veut bien ! L’orchestre vient d’apprendre que sa subvention de la DRAC était amputée d’un tiers et que cette décision prendra effet dès le printemps 2012 sans tenir compte des engagements signés pour les deux années à venir. Le public se mobilise à cette décision aussi injuste qu’absurde. C’est en quelle sorte une reconduite à la frontière de la culture sans visa de retour pour l’un des orchestres les plus engagés socialement.

Crédit photographique : © Marco Borggreve

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Paris. Salle Gaveau. 30-XI-2011. Félix Mendelssohn (1809-1847) : La Belle Mélusine, ouverture en fa majeur op.32. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur,op.56. Matteo Franceschini (né en 1979) : Ego, Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre (création française). Franz Schubert (1797-1828) : Symphonie N°8 en si mineur « Inachevée » D. 759. Trio Wanderer : Jean-Marc Phillips-Varjabédian ; violon. Raphael Pidoux ; violoncelle. Vincent Coq ; piano. Orchestre national d’Île de France, direction ; Wilson Hermanto

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