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Madison, un match de football en amateur

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Paris. 16/I/12. Auditorium Saint-Germain. Ouverture du festival Faits d’hiver. La Bazooka : Madison. Conception : Etienne Cuppens et Sarah Crépin. Chorégraphie : Sarah Crépin. Lumières : Christophe Olivier. Musique : Electrelane. Sons : Etienne Cuppens. Décoration : Delphine Thibon et Alice Etrillard. Avec Rafaele Attia, Camille Bobelin, Laurent Carton, Monica Faundez, Dominique Herbert, Ola Kwiatkowska, Severine Martinaggi, Greg Lemaître, Marie-Hélène Sourd, Yan Jansitta, Jean-Marc Grissot, Aurore Di Bianco, Claire Laureau, Lilou Robert, Piet Defrancq, Vincent Le Bodo

Pour cette création coproduite par Le Volcan du Havre et le Centre national chorégraphique de Haute-Normandie, s’est intéressée au madison, cette danse un peu désuète que l’on pratique encore parfois dans les dancings.

Venir voir 17 danseurs, dont 13 amateurs, vêtus comme des footballeurs américains, danser le madison à l’unisson est une expérience dont l’intérêt chorégraphique est restreint. Cette danse codifiée n’offre en effet aucune fantaisie, aucune altération possible. Même en variant les rythmes et les parcours, ce dont ne se prive pas, l’enchaînement des pas est invariable.

Sociologiquement, en revanche, l’exercice est intéressant, car il confronte tous les âges, de 23 à 60 ans, et tous les métiers, de psychothérapeute à chasseur de têtes, permettant à chacun en déclinant son identité de s’en inventer une autre au fil du spectacle. Les spectacles qui font appel aux amateurs – récemment, au Centre Pompidou – sont souvent rafraîchissants. L’engagement des interprètes, leur désir de danser et de monter sur scène, leur présence physique parfois gauche mais toujours authentique, apporte un supplément d’âme au spectacle. Le concept doit néanmoins est suffisamment fort pour supporter l’absence de métier des danseurs amateurs.

Ce n’est pas le cas ici, malheureusement. Si quatre danseurs professionnels donnent l’impulsion des mouvements, privilégiant la vitesse et la virtuosité, la chorégraphie proposée n’est pas suffisamment complexe pour soutenir l’intérêt une heure durant. Certes, le madison est plus efficace pour dépenser des calories qu’un cours de zumba ou de step. Mais pour le spectateur, exclu de cette « éclate » générale, le spectacle tourne à vide. Tant qu’à faire, on aurait souhaité en savoir plus sur les règles du football américain ou sur la pratique du Madison dans les années 20. Une autre fois, peut-être ?

Crédit photographique : © La Bazooka

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Paris. 16/I/12. Auditorium Saint-Germain. Ouverture du festival Faits d’hiver. La Bazooka : Madison. Conception : Etienne Cuppens et Sarah Crépin. Chorégraphie : Sarah Crépin. Lumières : Christophe Olivier. Musique : Electrelane. Sons : Etienne Cuppens. Décoration : Delphine Thibon et Alice Etrillard. Avec Rafaele Attia, Camille Bobelin, Laurent Carton, Monica Faundez, Dominique Herbert, Ola Kwiatkowska, Severine Martinaggi, Greg Lemaître, Marie-Hélène Sourd, Yan Jansitta, Jean-Marc Grissot, Aurore Di Bianco, Claire Laureau, Lilou Robert, Piet Defrancq, Vincent Le Bodo

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