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La Fille mal gardée : petit vent champêtre au Palais Garnier

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Paris. Palais Garnier. 21-VI-2012. Opéra National de Paris : La Fille mal gardée. Ballet en deux actes d’après Jean Dauberval. Musique : Louis Joseph Ferdinand Hérold, arrangements : John Lanchbery. Chorégraphie : Frederick Ashton. Décors et costumes : Osbert Lancaster. Lumières : George Thomson. Avec : Myriam Ould-Braham, Lise ; Josua Hoffalt, Colas ; Simon Valastro, Alain ; Stéphane Phavorin, Mère Simone et le corps de ballet de l’Opéra de Paris

La Fille mal gardée : ses décors naïfs, ses verts pâturages, ses pots de crèmes fraîches et ses charmants marivaudages ! Le ton est donné dès le premier acte, avec de dodus poulets qui se trémoussent avec beaucoup de bonne humeur sur la partition de Hérold.

La Fille mal gardée est le plus ancien ballet d’action connu du répertoire français : tiré d’une pastorale de , il fut donné pour la première fois en 1789. C’est dans la version de que le ballet entre au répertoire de l’Opéra de Paris en 2007. L’intrigue en est simple : Lise et Colas s’aiment, au grand dam de la mère de la jeune fille, Simone, qui souhaite unir sa fille à Alain, le fils d’un riche fermier.

La fille mal gardée est l’occasion d’admirer sur scène la toute nouvelle étoile de l’Opéra, , nommée lors de la première du ballet. Verdict : la blonde et menue danseuse est à croquer dans le rôle. Elle dessine chaque mouvement avec une grâce toute particulière : la beauté du geste avant tout. Face à elle, un survolté : le danseur étoile possède une aisance et une autorité naturelles, alliées à une virtuosité ébouriffante. Ses solos sont un pur régal. Ces deux-là sont vraiment adorables et on se damnerait pour que la mère Simone les laisse roucouler en paix. Ah la mère Simone ! campe une formidable mère marâtre-au-cœur-d’or. Sa danse des sabots est culte. Et bien plus encore. On rit beaucoup lors des querelles entre Lise et sa mère. Leurs disputes n’ont d’égales que la tendresse – réelle – qu’elles se vouent. campe lui aussi un personnage savoureux, Alain, le simplet du village amoureux de Lise. Il est drôle, mais surtout attendrissant. On aimerait presque que cette chipie de Lise ne lui accorde ne serait-ce qu’un sourire.

La chorégraphie d’Ashton est truffée de difficultés techniques dont les solistes se sont très bien sortis. L’utilisation des rubans mérite également toute notre admiration tant l’exercice semble ardu.
Les tableaux d’ensemble comportent cependant quelques longueurs : point trop n’en faut aurait-on envie de dire à Ashton !

La fille mal gardée est un ballet drôle, enlevé et plein de bonne humeur. Un ballet à contre-courant… mais avec style.

Crédit photographique : Myriam Ould Braham et © Julien Benhamou / Opéra national de Paris

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Paris. Palais Garnier. 21-VI-2012. Opéra National de Paris : La Fille mal gardée. Ballet en deux actes d’après Jean Dauberval. Musique : Louis Joseph Ferdinand Hérold, arrangements : John Lanchbery. Chorégraphie : Frederick Ashton. Décors et costumes : Osbert Lancaster. Lumières : George Thomson. Avec : Myriam Ould-Braham, Lise ; Josua Hoffalt, Colas ; Simon Valastro, Alain ; Stéphane Phavorin, Mère Simone et le corps de ballet de l’Opéra de Paris

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