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Napoléon-Henri Reber (1807-1880) : Symphonie n°4 en sol majeur op.33 ; Hector Berlioz (1803-1869) : Rêverie et caprice pour violon et orchestre op.8 ; Franz Liszt (1811-1886) : Concerto pour piano n°1 en mi bémol majeur S.124. Julien Chauvin, violon ; Bertrand Chamayou, piano Erard. Le Cercle de l’Harmonie, direction : Jérémie Rhorer. 1 CD Ambroisie Naïve AM 207. Code barre : 822186002070. Enregistré le 16 octobre 2011. Livret bilingue (français, anglais). Durée : 55’.

 

Témoignage d’un concert donné à l’Arsenal de Metz en 2011, ce programme, première incursion au disque de dans la musique française, met en regard trois compositeurs romantiques quasi contemporains ayant vécu à Paris, dans trois genres différents. Tout d’abord, et en première mondiale, une symphonie de (Napoléon) (vers 1850) qui regarde plutôt vers l’époque classique et le début du romantisme (Mozart, Haydn, Schubert, Mendelssohn…). Puis une pièce concertante pour violon et orchestre d’ (1841) dont la mélodie provient d’un extrait de son opéra Benvenuto Cellini. Enfin, un concerto pour piano virtuose, le célébrissime Premier de Liszt.

Rêverie et Caprice de Berlioz permet à , co-directeur musical et premier violon du Cercle de l’Harmonie, de s’illustrer. Mineure au sein de la production de Berlioz, la pièce a au moins un mérite, celui de la brièveté.

Partition découverte par le de Venise, Centre de musique romantique française, éditée par Symétrie, la Quatrième Symphonie de Reber nous fait découvrir un compositeur d’origine alsacienne, élève de Reicha et Lesueur au Conservatoire de Paris, qui écrivit nombre de mélodies et de pièces de musique de chambre, figure institutionnelle de son temps qui devint professeur au Conservatoire puis membre de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France. Séduisante par sa fraîcheur, son énergie, sa virtuosité, elle n’en demeure pas moins anecdotique au regard de ce qui a pu être écrit dans le genre en France dans la première moitié du dix-neuvième siècle : celles de Méhul, la Symphonie Fantastique de Berlioz naturellement, les deux de Gounod, la Symphonie en ut majeur de Bizet. Elle est néanmoins fort bien défendue par et ses musiciens, ce qui est d’ailleurs le lot de tout ce disque. Authentique chef-d’œuvre pour le coup, le Concerto pour piano n°1 de Liszt est enregistré ici pour la première fois sur un piano historique, un superbe Erard de 1837. Au clavier, se montre une nouvelle fois inspiré par un de ses compositeurs fétiches. Les instruments « d’époque » donne une saveur particulière à l’œuvre, notamment une clarté du côté de l’orchestre. Une version « chambriste » assez jubilatoire qui s’écoute avec grand plaisir. Et fait regretter que les interprètes n’aient pas (encore ?) enregistré le reste du corpus concertant de Liszt.

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Napoléon-Henri Reber (1807-1880) : Symphonie n°4 en sol majeur op.33 ; Hector Berlioz (1803-1869) : Rêverie et caprice pour violon et orchestre op.8 ; Franz Liszt (1811-1886) : Concerto pour piano n°1 en mi bémol majeur S.124. Julien Chauvin, violon ; Bertrand Chamayou, piano Erard. Le Cercle de l’Harmonie, direction : Jérémie Rhorer. 1 CD Ambroisie Naïve AM 207. Code barre : 822186002070. Enregistré le 16 octobre 2011. Livret bilingue (français, anglais). Durée : 55’.

 
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