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Dijon, Auditorium, 17-XI-2012. Igor Stravinsky (1882-1971) : Le Chant du Rossignol. Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Concerto pour piano et orchestre n°5 en fa majeur « Egyptien » op. 103. Claude Debussy (1862-1918) : La Mer. François-Frédéric Guy, piano ; Orchestre Philharmonique du Luxembourg, direction musicale : Kazushi Ono

Un uppercut dans l’estomac, un « O Guruma » (figure de judo qui vous flanque à terre en moins de deux), voilà ce que l’on ressent à la première rencontre avec dirigeant Le Chant du rossignol  d’ ! Nerveux, trépidant même, il fait ressortir d’emblée l’aspect barbare de l’œuvre, et ceci sans faux-semblants. Mais il possède aussi d’autres cordes à son arc.

La réputation de l’ n’est plus à faire : que ce soient la flûte, le violon ou le basson solistes dans Le Chant du Rossignol, l’excellent trompettiste ou bien les cornistes dans La Mer, ils sont irréprochables tant sur le plan de la technique que sur celui de la musicalité.

On peut cependant faire une remarque sur la forme, remarque visuelle, sans doute sans réelle importance, mais on ne peut pas dire que cet orchestre respire la joie de vivre : le climat du Luxembourg est-il si compassé ? Cependant leur chef invité les sollicite au maximum, et il est vrai qu’ils répondent sans compter ; aime à faire ressortir les contrastes ;  l’on admire autant les moments lyriques des Deux Rossignols que la subtilité des douceurs de la troisième pièce de la suite, qui s’opposent à ces instants d’un Chine reconstituée sur fond de polytonalité que ce chef conduit tambour battant.

  se montre un digne disciple de Franz Liszt dans ce concerto par ailleurs assez bavard : il utilise avec virtuosité toutes les ressources du clavier, mais son lyrisme est  beaucoup plus retenu que celui du musicien romantique. L’andante offre une vision de l’Orient totalement convenue et par là d’un kitsch réjouissant, mais le troisième mouvement est sans intérêt, avec son thème d’une platitude absolue. Pourtant sait faire passer ce concerto qui n’est pas un chef d’œuvre : il se montre un virtuose accompli, et sa conviction fait de lui un professionnel remarquable, à la sonorité adaptée à cette œuvre française si représentative de son époque.

Ah, La Mer ! Un seul qualificatif : magnifique ! Le début du premier mouvement parait toujours un peu trop aéré sur le plan de l’orchestration, mais ensuite, que d’hédonisme, que d’allant, que de couleurs, que d’amour de la nature ! A consommer sans modération…

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Dijon, Auditorium, 17-XI-2012. Igor Stravinsky (1882-1971) : Le Chant du Rossignol. Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Concerto pour piano et orchestre n°5 en fa majeur « Egyptien » op. 103. Claude Debussy (1862-1918) : La Mer. François-Frédéric Guy, piano ; Orchestre Philharmonique du Luxembourg, direction musicale : Kazushi Ono

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