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Barenboim élit Alisa Weilerstein pour le Concerto d’Elgar

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Edward Elgar (1857-1934) : Concerto pour violoncelle et orchestre en mi mineur op. 85. Elliott Carter (1908-2012) : Concerto pour violoncelle. Max Bruch (1838-1920) : Kol Nidrei, op.47 Alisa Weilerstein, violoncelle. Staatskapelle Berlin, direction : Daniel Barenboim. 1 CD DECCA 478 2735. Code barre : 028947827351. Enregistré en concert à la Philharmonie de Berlin, en avril et septembre 2012. Notice trilingue (anglais, allemand, français). Durée : 62’25

 

Découverte dans le Concerto d’Elgar salle Pleyel en 2010 alors qu’elle remplaçait Truls Mørk alors souffrant, nous avions été subjugué par le jeu et la gestuelle de la jeune , elle fêtait ce jour-là son 28ème anniversaire.

Nous n’avions pas manqué d’établir un lien avec Jacqueline Du Pré, car quinze jours plus tard elle allait interpréter cette même œuvre en concert avec rien moins que et l’Orchestre Philharmonique de Berlin. De cet incroyable témoignage de confiance de la part du chef qui fut le mari de Du Pré (et qui malheureusement enregistra ce concerto trop tard dans la carrière de la violoncelliste – Sony), un DVD a été publié (EuroArts) qui montre le magnétisme de la jeune Weilerstein, à la fois poussée au bout d’elle-même et contrainte par la pression de l’événement ; elle joue sa vie dans ce concert.

Le présent enregistrement, également public, propose une interprétation parfaitement mûrie où Weilerstein donne au concerto une grandeur et une intensité qu’on n’a pas retrouvé dans d’autres enregistrements. Plus sombre et tendu que l’enregistrement princeps de Du Pré/Barbirolli en 1965 (EMI), il en renouvelle l’approche sans l’imiter.

Le Concerto pour violoncelle d’, disparu en fin d’année 2012 et à qui le disque est dédié, fait fortement contraste avec celui d’Elgar. C’est un choix que la musicienne défend au motif qu’il est enrichissant d’associer des œuvres opposées, et qu’il est bon de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. Et Barenboim avait lui-même créé l’œuvre avec Yo-Yo Ma en 2001. Reste que l’œuvre lasse par ses ruptures rythmiques et ses jeux d’opposition incessante, même avec une interprétation aussi engagée que celle proposée ici. Le concerto Par la chute d’Adam d’Oliver Greif aurait constitué un complément autrement plus captivant, où la violoncelliste et le chef auraient fait merveille.

La touche finale, Kol Nidrei de , mettra un peu de baume aux oreilles de ceux qui auront tenu tout le concerto de Carter. De toutes façons, l’essentiel est dans ce Concerto d’Elgar, événement qui lance « officiellement » la prometteuse carrière discographique d’.

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Edward Elgar (1857-1934) : Concerto pour violoncelle et orchestre en mi mineur op. 85. Elliott Carter (1908-2012) : Concerto pour violoncelle. Max Bruch (1838-1920) : Kol Nidrei, op.47 Alisa Weilerstein, violoncelle. Staatskapelle Berlin, direction : Daniel Barenboim. 1 CD DECCA 478 2735. Code barre : 028947827351. Enregistré en concert à la Philharmonie de Berlin, en avril et septembre 2012. Notice trilingue (anglais, allemand, français). Durée : 62’25

 
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