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Inauguration de la salle du Nouveau Siècle à Lille

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Lille, Nouveau Siècle, 13-II-2013. Francis Poulenc (1899-1963) : La voix humaine ; Carl Nielsen (1865-1931) : Symphonie n° 4 « L’Inextinguible ». Caroline Casadesus, soprano ; Juliette Mailhé, mise en scène, Orchestre national de Lille, Jean-Claude Casadesus, direction.

nouveau-siecleUne nouvelle salle, une œuvre inédite à Lille. Voilà le défi qu’avaient relevé et les musiciens de l’. En effet, la Quatrième Symphonie de Nielsen est une grande première à Lille et dans la région. « Il y a encore de nombreuses partitions que je n’ai jamais jouées, alors j’ai décidé d’en explorer quelques-unes avec l’orchestre », dit le chef. Cette œuvre grandiose, entamée dès le début du premier conflit mondial, exprime la flamme de la vie qui ne s’éteindra jamais, quel que soit l’événement, même extrême. D’où le sous-titre « L’Inextinguible ». Deux jeux de timbales exprimant des oppositions sont impressionnants, tant sur le plan physique (puissance sonore) que psychologique (oppositions violentes et menaçantes). Après maints épisodes rythmiques et tonals, et quelques citations qui évoqueraient l’histoire de la musique, l’œuvre exprime la force inépuisable inhérente à la vie, l’explosion de la joie, et aussi un grand hommage à la musique. Et les musiciens étaient en parfaite adéquation avec cet extraordinaire élan.

Cette magnificence sonore est maintenant pleinement possible avec l’acoustique de la nouvelle salle, considérablement améliorée par rapport à l’ancienne, comme en témoigne : « Les musiciens sont ravis, ils entendent parfaitement ce que les autres font, ils sont donc plus attentifs. »

Auparavant, La voix humaine de Poulenc, où la soprano Caroline Casadesus joue dans un petit espace dédié, à gauche de l’estrade du chef. Sa voix chaude, proche de mezzo, est hélas parfois entièrement couverte par l’orchestre ; de surcroît, un petit incident fâcheux tout au début de la soirée – une personne répondant à un appel sur son téléphone portable et parlant assez longuement – n’a pas permis à de nombreux auditeurs d’entrer dans l’œuvre.

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