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Avec Gianluca Littera, savoureuse sonorité de l’harmonica

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Graham Whettam (1927-2007) : Concerto scherzoso pour harmonica et petit orchestre ; Gabriel Fauré (1845-1924) : Pavane (arr. Gianluca Littera) ; Alan Hovhaness (1911-1980) : Sept danses populaires grecques, op. 150, pour harmonica et orchestre à cordes ; Astor Piazzolla (1921-1992) : Oblivion ; Vilém Tauský (1910-2004) : Concertino pour harmonica et orchestre. Gianluca Littera, harmonica ; Orchestre Stesichoros, direction Francesco Di Mauro. 1 CD Stradivarius. Réf. : STR 33875, code barre : 8 011570 338754. Notice : bilingue (italien et anglais). Enregistrement : Théâtre Vicenzo Bellini, Catane, 2010. Durée : 49’38

 

gianlucaLe répertoire spécifique de l’harmonica dans le registre classique n’est pas très étoffé. On l’y utilise principalement par le biais de nombreuses transcriptions. Habituellement, évoquer l’harmonica, c’est évoquer le blues, la country music, le rock et bien sûr, le jazz. Parmi les compositeurs dits sérieux à lui avoir consacré de véritables partitions on citera Darius Milhaud, Ralf Vaugham Williams, Arthur Benjamin, Malcolm Arnold, Heitor Villa-Lobos et Henry Cowell.

Le présent enregistrement fait appel à d’autres créateurs moins ou pas appréciés des medias et quasiment inconnus du grand public. A l’écoute des cinq partitions proposées on s’étonne de la réussite de l’association peu usitée de l’harmonica et de l’orchestre. s’est sculpté une solide réputation d’harmoniciste tant par ses qualités techniques que par une sonorité et une sensibilité interprétative en tout point remarquables. A la lecture de son riche parcours plus d’un serait surpris de l’étendue de ses activités et de ses centres d’intérêt. Son jeu phénoménal reçoit le renfort équilibré de l’ de la ville sicilienne de Catane et de son chef . Tous œuvrent afin de créer un authentique climat relié manifestement au timbre de l’instrument soliste.

Les Sept Danses populaires grecques de notre cher nous proposent ce mixte si typique d’influences folkloriques et d’une orchestration singulière aisément reconnaissable. Oblivion d’ donne l’occasion à Gianlucca Littera d’exposer son habileté et son respect scrupuleux de partitions abordées. De et  nous découvrons, au sens littéral du terme deux concertos pour harmonica et orchestre, porteurs de belles phrases et d’atmosphères précieuses. Du premier (1927-2007), il ressort plein de saveurs nostalgiques teintées par ses origines juives et une délicate nostalgie, notamment dans le second mouvement Andante. Du second (1910-2004), d’origine morave et un temps chef de l’orchestre de la BBC à Londres, il sourd une mélancolie attachante, elle aussi influencée par ses origines.

Un CD étonnant et surprenant, tout en nuances rêveuses, en sonorités abondantes, enveloppantes, bienfaisantes.

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Graham Whettam (1927-2007) : Concerto scherzoso pour harmonica et petit orchestre ; Gabriel Fauré (1845-1924) : Pavane (arr. Gianluca Littera) ; Alan Hovhaness (1911-1980) : Sept danses populaires grecques, op. 150, pour harmonica et orchestre à cordes ; Astor Piazzolla (1921-1992) : Oblivion ; Vilém Tauský (1910-2004) : Concertino pour harmonica et orchestre. Gianluca Littera, harmonica ; Orchestre Stesichoros, direction Francesco Di Mauro. 1 CD Stradivarius. Réf. : STR 33875, code barre : 8 011570 338754. Notice : bilingue (italien et anglais). Enregistrement : Théâtre Vicenzo Bellini, Catane, 2010. Durée : 49’38

 
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