Tabea Zimmermann au service de Hindemith

À emporter, CD, Musique symphonique

Paul Hindemith (1895-1963) : l’œuvre pour alto, volume 1 : les œuvres pour alto et orchestre. Der Schwanendreher ; Trauermusik pour alto et orchestre à cordes ; Kammermusik n°5, Op.36 ; Konzertmusik pour alto et grand orchestre de chambre, Op.48a. Tabea Zimmermann, alto ; Deutsches Symphonie-orchester Berlin, direction : Hans Graf. 1CD Myros. Référence MYR010. Notice de présentation en : allemand, anglais et français. Enregistré en 2012. Durée : 79’59.

 

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myros hindemithVirtuose de l’alto, a composé pour son instrument quelques-unes des plus belles pages qui lui sont dédiées.  Les 4 « concertos » de ce disque se sont d’ailleurs imposés comme des bases incontournables de son répertoire.

Composées dans les années 1920 et 1930, ces partitions sont l’œuvre d’un musicien reconnu, adulé comme soliste et qui se plait à interpréter sa propre musique lors de concerts triomphaux.  Ces pièces sont le creuset des différentes inspirations d’Hindemith : la musique baroque et les airs populaires liés à une technique d’écriture de haut vol.

L’altiste allemande connaît les moindres recoins de cette musique qu’elle interprète depuis de nombreuses années au disque (Der Schwanendreher chez EMI) et au concert.  Avec la complicité du chef d’orchestre , elle livre des lectures d’une grande finesse de trait caractérisées par un travail subtil sur les timbres. Ceux qui pensent qu’Hindemith est un compositeur « allemand », c’est à dire ennuyeux et rigide en seront pour leurs frais car la soliste et le chef font ressortir la beauté des textures et le caractère chantant des mélodies.  L’accompagnement orchestral est très savant et soigné mais il exploite au mieux les capacités de dialogue et la précision technique du DSO-Berlin.

La discographie est qualitativement riche car Hindemith est un point de passage obligé pour les grands altistes : Georg Schmid (Koch), Brett Dean (CPO), Gérard Caussé  (EMI), Lawrence Power (Hyperion) et Kim Kashkashian (ECM).  Cependant, cette nouvelle lecture, musicalement et intellectuellement exemplaire, est évidement une nouvelle référence incontournable, d’autant plus que le fini éditorial (excellente notice) et technique (brillante prise de son) sont de sérieux atouts.

Les musicologues méticuleux et les altistes archivistes noteront que cet album présente, en première mondiale, la version originale de la Konzertmusik, Op48a.  Cette édition peut être qualifiée de plus développée et plus exigeante pour la partie soliste.

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