À emporter, CD, Musique symphonique

Gardner dirige Bartók aux antipodes

Plus de détails

Béla Bartók (1881-1945) : Suite du Mandarin Merveilleux, Op.19 BB 82 ; Musique pour cordes percussions et célesta, BB.114 ; Quatre pièces pour orchestre, BB.64. Melbourne Symphony Orchestra, direction : Edward Gardner. 1 CD Chandos. Référence : CHSA 5130. Enregistré en 2011 et 2013. Notice de présentation en : anglais, allemand et français. Durée : 73’19.

 

bartok gardner chandosEn parallèle des intégrales Szymanowski et Britten qu’il mène avec des orchestres  britanniques pour son label Chandos, le chef d’orchestre explore d’autres pans du répertoire :  Berio orchestrateur à Bergen et  Bartók à Melbourne avec ce nouveau disque.

Mais avant de rentrer dans l’analyse de l’interprétation du chef, il faut saluer la prestation de l’Orchestre de Melbourne. Certes, cette phalange centenaire (elle fut fondée en 1906), peut s’enorgueillir d’une solide suite de directeurs musicaux dont Walter Susskind, Willem van Otterloo, Markus Stenz et Sir Andrew Davis. Cependant, on ne l’attendait pas à un tel niveau dans une musique techniquement aussi exigeante et cette prestation témoigne de l’élévation considérable du niveau mondial des orchestres au cours des 20 dernières années.  La qualité  des solistes, la puissance de projection du son et l’homogénéité de l’ensemble n’appellent que des éloges.

Face à cet orchestre, impose un Bartók très moderniste dans sa précision, sa puissance et dans sa mise en avant de la radicalité orchestrale du compositeur. La suite du Mandarin merveilleux, explose comme il faut dans une fête instrumentale réglée avec sens des dynamiques. La redoutable Musique pour cordes, percussions et célesta présente une acuité et une rage instrumentale caractéristiques des plus belles lectures. La qualité sonore et la compétence technique des instrumentistes à cordes attirent l’oreille.

Les Quatre pièces pour orchestre, sorte de symphonie imaginaire du compositeur, sont malheureusement trop peu jouées. Pourtant, la puissance évocatrice de cette musique et son impact musical en font l’un des grands chefs d’œuvre de Bartók. Edward Gardner  impose une lecture qui met en avant la science de l’orchestre du compositeur, faisant  entendre une multitude de détails.

La discographie de ces partitions est certes superlative, en particulier dans la Musique pour cordes, percussions et célesta, mais ce nouveau disque est à écouter, principalement pour découvrir le niveau de l’orchestre de Melbourne.

Plus de détails

Béla Bartók (1881-1945) : Suite du Mandarin Merveilleux, Op.19 BB 82 ; Musique pour cordes percussions et célesta, BB.114 ; Quatre pièces pour orchestre, BB.64. Melbourne Symphony Orchestra, direction : Edward Gardner. 1 CD Chandos. Référence : CHSA 5130. Enregistré en 2011 et 2013. Notice de présentation en : anglais, allemand et français. Durée : 73’19.

 
Mots-clefs de cet article

Banniere-ClefsResmu-ok

Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.