Les Folies françoises chantent Corelli

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Arcangelo Corelli (1653-1713) : Sonates pour violon et basse continue op. 1 n° 9 en sol majeur ; n° 11 en ré mineur ; Sonate op. 2 n° 6 en sol mineur ; n° 12 en sol majeur ; Sonate op. 5 n° 1 en ré majeur ; n° 10 en fa majeur, n° 12 en ré mineur, Variations sur la Follia. François Couperin (1668-1733) : Le Parnasse ou l’Apothéose de Corelli. Grande Sonate en trio. Les Folies françoises ; Marc Schapira, récitant. 1 CD Cyprès. Réf. : CYP1668, code barre : 5 412217 016685. Enregistré en 2012 à la cathédrale de Chambéry, à l’église de Doucy et à l’abbaye de Port-Royal-des-Champs. Notice bilingue : français et anglais. Durée : 72’27

 

81qFvLA5d1L__SL1200_ domine la période baroque comme violoniste compositeur et cela en dépit d’une production peu abondante. Cet Italien travailla surtout à Rome sous la protection de puissants admirateurs et dirigea fréquemment des opéras et des oratorios, notamment ceux de Haendel. Son influence sur Bach et Haendel est bien établie.

Ses contemporains admiraient sa virtuosité instrumentale et le raffinement harmonique de son écriture. Il eut pour élèves Francisco Geminiani et Antonio Vivaldi. Sa réputation repose justement sur le recueil des douze Concertos grossos (opus 6) publiés en 1714 mais également sur ses Sonata da camera  pour violon et basse continue conçues en 1694. La plus célèbre des quatre proposées ici  (et du recueil entier) est sans conteste la douzième en ré mineur ;  en fait, il s’agit des variations sur La Folia, suite mélodique harmonique aussi célèbre que simple qui serait arrivée en Espagne à la fin du 15e  siècle mais seulement publiée en 1672 par Lully. Sa popularité conduisit à l’incorporer à une trentaine d’œuvres entre cette date et 1700. Mais également de très haut intérêt, la Dixième Sonate en fa majeur avec son Preludio (Adagio) initial recueilli et sa suite d’airs de danse remarquablement interprétée à l’instar des autres partitions de ce travail passionnant.

trouve naturellement une place avec son  Parnasse ou l’Apothéose de Corelli, Grande Sonate en trio. Avec ses qualités depuis toujours soulignées cette œuvre sonne quelque peu, sinon démodée, du moins désuète et obsolète avec l’intervention d’un récitant, dans le ton requis, donc précieux et surranné. N’empêche, dont les  débuts remontent à l’an 2000, et sous l’autorité du violoniste Patrick Cohën-Akenine, revisitent ces musiques des 17e et 18e siècles avec un talent fou, une justesse indiscutable et un souci de justice dans le rendu de ces musiques que notre époque souvent découvre ou redécouvre avec cette interpétation éminente et impérissable à classer au sommet de la discographie disponible.

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