Karl Böhm, hommage au grand style

À emporter, CD, Musique symphonique

Karl Böhm : Late Recordings (Vienna, Dresden, London). Oeuvres de Ludwig van Beethoven (1770-1827), Anton Bruckner (1824-1896) ; Joseph Haydn (1732-1809) ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) ; Robert Schumann (1810-1856) ; Franz Schubert (1797-1828) ; Antonin Dvořák (1841-1904) ; Johann Strauss II (1825-1899) ; Richard Strauss (1864-1949) : Piotr Ilitch Tchaikovsky (1840-1893) ; Richard Wagner (1813-1883). Solistes, London Symphony Orchestra, Wiener Philharmoniker, Staatskapelle Dresden, direction: Karl Böhm. 1 coffret de 23 CD DGG. Référence 4794371. Enregistré entre 1971 et 1980. Notice de présentation en : anglais et allemand.

 

dgg bohm late recordingDGG réédite un plantureux coffret consacré à une sélection d’enregistrements de au cours des dix dernières années de sa vie, alors que le vieux maestro révisait les classiques de son répertoire

Le label jaune permet aux collectionneurs de retrouver quelques-uns des derniers enregistrements du grand chef autrichien gravés pour la postérité dans les années 1970 et au tout début des années 1980. Certes, il manque des gravures lyriques et des intégrales symphoniques (Beethoven et Brahms) également enregistrées dans les années 1970. Cependant, outre des incunables piliers des discothèques (Bruckner et Mozart) ce coffret intègre des raretés longtemps ignorées par les rééditions européennes de la DGG : les symphonies de Haydn gravées à Vienne, la Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák et la Symphonie n°4 de Schumann  et les trois dernières symphonies de Tchaïkovski gravées à Londres (avec le LSO).

Mais, ce bel objet éditorial rend bien justice à l’art du grand chef avec un sens de la mélodie et des équilibres entre les pupitres portés à la perfection. Certes, les Mozart et Haydn, comme les Schubert, sonnent à « l’ancienne » avec des tempi assez lents, cependant, le trait est fin et toujours éminemment cultivé dans le respect des timbres de la Philharmonie de Vienne. Si l’on fait abstraction d’une certaine raideur dans Tchaïkovski, le chef livre des prestations extraordinaires dans les symphonies n°7 et n°8 de Bruckner et dans une sélection de valses et polkas de Johann Strauss. Ces dernières ne cèdent en rien face aux lectures de Carlos Kleiber, c’est dire !

Du côté de la musique chorale, la Symphonie n°9 et la Missa Solemnis de Beethoven et le Requiem de Mozart restent des interprétations modèles dans une certaine conception interprétative, parfois délicates pour des oreilles désormais habituées aux relectures radicales, mais historiquement importantes, surtout pour la Missa Solemnis.

Si l’on passe rapidement sur le livret sans intérêt (et non traduit en français), ce coffret est un bel objet éditorial avec de superbes photos de Siegfried Lauterwasser reproduites sur la pochette des albums.

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