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Un Simone Boccanegra venu de Lituanie

À emporter, CD, Opéra

Giuseppe Verdi (1813-1901) : Simone Boccanegra, opéra en trois actes et un prologue. Livret de Francesco Maria Piave, d’après la pièce de Antonio Garcia Guttierez ; révisions ultérieures de Arrigo Boito. Avec : Dmitri Hvorostovsky, Simone Boccanegra ; Barbara Frittoli, Amelia Grimaldi/Maria Boccanegra ; Ildar Abdrazakov, Jacopo Fiesco/Andrea ; Stefano Secco, Gabriele Adorno ; Kostas Smoriginas, Pietro ; Marco Caria, Paolo Albiani ; Eglė Šidlauskaitė, servante d’Amelia ; Kęstutis Alčauskis, capitaine. Chœur d’État de Kaunas. Orchestre symphonique de la ville de Kaunas, direction : Constantine Orbelian. 2 CD. Delos DE 3457. Code-barre : 013491 345727. Enregistré du 1 au 7 août 2013. Notice de présentation en anglais. Durée : 65’50’’ et 64’05’’.

 

Simone BPlateau de luxe pour un opéra de Verdi particulièrement bien servi par le disque. Quand les Italiens rencontrent les Slaves !

Nous n’avions sans doute pas besoin, dans une abondante discographie dominée par le coffret dirigé autrefois par Claudio Abbado, d’une nouvelle version du Simone Boccanegra de Verdi. Il est vrai cependant que les productions théâtrales de l’ouvrage ont connu une certaine recrudescence ces dernières années, suite essentiellement à la prise de rôle ultra-médiatisée de dans un emploi de baryton convenant peu ou prou à ses moyens, plus en tout cas que d’autres incarnations verdiennes plus récentes.

On aurait tort de bouder cette nouvelle version qui nous vient de Lituanie, et qui a l’avantage de réunir autour d’un opéra pas si connu que ça certains des meilleurs chanteurs du moment. Si ces derniers ne révolutionnent pas la discographie, ils apportent néanmoins la preuve que le chant verdien, qu’il vienne de Russie ou d’ailleurs, ne se porte pas aussi mal qu’on l’entend dire parfois. , tout d’abord, fait valoir une belle plastique vocale et une élégante ligne de chant, même si son engagement dramatique n’est pas à la hauteur de celui de certains de ces illustre prédécesseurs, notamment l’inégalable Tito Gobbi. Sa maîtrise d’une tessiture particulièrement délicate n’en est pas moins infiniment supérieure. Autre prestation de choc, celle de la basse russe qui propose de Fiesco/Andrea un portrait d’une rare noirceur, allié à une souplesse vocale tout à fait étonnante pour cette typologie vocale. Parmi les chanteurs « latins » de la distribution, on appréciera tout particulièrement le ténor italien , Adorno à la voix juvénile, souple et solaire. À ses côtés, le soprano de pèche par excès de maturité, même si l’on peut saluer comme à l’accoutumée la classe et l’élégance de ses phrasés. En Paolo et Pietro, Marco Caria et complètent avantageusement un plateau sans faille. La véritable surprise de cet appréciable coffret provient de l’excellente prestation du Choeur et de l’Orchestre de la ville Kaunas, dirigés avec rigueur et compétence par le chef d’orchestre , qui sait mieux que d’autres insuffler à cette belle partition de Verdi toute la grâce et la poésie qui la caractérisent.

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