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Lecture irrésistible de la musique néoromantique de Giya Kancheli

À emporter, CD, Musique symphonique

Giya Kancheli (né en 1935) : Chiaroscuro, pour violon et orchestre ; Twilight, pour deux violons et orchestre. Gidon Kremer, violon ; Patricia Kopatchinskaja, violon ; Kremerata Baltica. 1 CD ECM New Series. Réf. : 481 1784, code barre : (non communiqué). Enregistrement réalisé du 8 au 10 décembre 2014 à la Radio et Télévision d’Etat de Lituanie, Vilnius. Notice : (non communiqué) Durée : 47’34

 

Kancheli_chiaroscuroChiaroscuro et Twilight appartiennent à la même veine esthétique au sein du catalogue du Géorgien .

La première, donnée en Italie en juin 2011, se réfère à une technique de peinture en cours à la Renaissance et au début du Baroque ; elle évoque les contrastes entre la lumière et l’ombre à la manière d’un Rembrandt, ce qui est parfaitement en adéquation avec de nombreuses partitions de Kancheli fondées sur de puissants écarts dynamiques. La seconde, initialement pour deux violons, orchestre et synthétiseur,  vit le jour à Salzbourg le 25 janvier 2005 avec , Thomas Zehetmair et la . Elle évoque les atmosphères générées par le crépuscule et inspire le compositeur dans l’élaboration d’un climat fascinant bâti sur une méditation et une émotion d’une véracité et d’une sincérité troublantes.

C’est dire si ce douzième album enregistré par ECM mérite non seulement le détour mais surtout une plongée dans un monde quasi religieux, générateur d’un émerveillement accentué à chaque réécoute. La musique de Kancheli, merveilleusement servie depuis des années par et ses collègues (impeccables et inspirés), résonne profondément pendant l’écoute et longtemps encore après la fin des œuvres de manière entêtante. Nourrie de tourments et d’interrogations, d’apaisement et de félicité, sa musique, très accessible, secoue l’âme et le cœur. La méconnaître davantage reviendrait à se priver injustement d’un précieux bonheur, mélancolique certes mais flirtant très souvent avec le sublime et la douce torture de son pouvoir infini sur toutes les zones d’un cerveau prompt à s’engouffrer dans les délices et les voluptés dispensées par ce maître génial, au langage terriblement humain.

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