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Airs de cour français : Le Poème Harmonique fait merveille

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Girard de Beaulieu (c.1540-1590) : Helas que me faut-il faire ; Pierre-Francisque Carroubel (1566-1611) : Passepieds de Bretaigne, Spagnolette ; Jean Boyer (avant 1600-1648) : Que feray-je? ; Anonyme : Allons vielle imperfaite ; Pierre Guédron (c.1565-1620) : Bien qu’un cruel martire, Tant et tant il m’ennuye tant, Belle qui m’avez blessé ; Didier Le Blanc (fl.1579-1584) : Sus ! Mon lut d’un accord pitoyable, Les mariniers adorent un beau jour, Quel secours faut-il que j’atende a ma peine ; Fabrice-Marin Caiétain (c.1540-après 1578) : Mais voyez mon cher esmoy ; Lorenzini (fl. deuxième moitié du XVIe siècle) : Fantaisie ; Guillaume Costeley (c.1530.-1606) : J’ayme trop mieux souffrir la mort ; Adrian Le Roy [Arr.] (c.1520-1598) : Ô combien est heureuse. Avec : Claire Lefilliâtre, soprano ; Bruno Le Levreur, contre-ténor ; Serge Goubioud, ténor ; Marc Mauillon, baryton. Le Poème Harmonique, direction : Vincent Dumestre. 1 CD. Alpha 213. Code-barre : 3760014 192135. Enregistré du 3 au 9 février 2015 à l’église protestante allemande de Paris. Notice de présentation trilingue (français, anglais et allemand). Durée : 64’16.

 

Les Clefs d'or

Airs de courAvec ces Airs de cour français de la fin du XVIe siècle, une fois encore, les musiciens du Poème Harmonique font merveille dans des pages que l’on découvre avec bonheur.

Composées pour la plupart entre 1570 et 1600, les pièces réunies sur ce CD couvrent la période de transition entre le temps de l’art princier de la musique de la Renaissance, datant de la période des Valois, et la tradition aristocratique de l’air de cour, initiée sous le règne des premiers Bourbons. Dues à des compositeurs considérés bien à tort comme mineurs, elles illustrent toutes des genres musicaux alors en vogue à l’époque, qu’il s’agisse de la chanson homophonique, du contrepoint, de l’air à danser, de la chanson en voix-de-ville ou encore de l’air de cour, dont est le plus illustre représentant pour la période concernée. Presque toutes mettent en musique les troubles et les émois du sentiment amoureux pris sous toutes ses formes possibles et imaginables : désespoir, indifférence, joie, déception, tristesse, etc. À l’écriture vocale extrêmement raffinée de la plupart de ces pièces, fait écho un accompagnement instrumental d’un extrême raffinement également, emmené par les cordes pincées auxquelles se joignent les vents et les cordes. Les solos de flûte, notamment, sont de toute beauté.

Ces airs de cour de la fin du XVIe siècle ne pouvaient trouver meilleurs défenseurs que et ses musiciens du Poème Harmonique. Les quatre voix solistes, d’où se détachent le soprano de et le baryton de , se marient idéalement dans les ensembles. Les solos font valoir une diction d’époque plus vraie que nature. Les instrumentistes font tous merveille dans la confection d’un tapis sonore d’une indicible richesse et d’une infinie subtilité. Un bon point également pour l’érudition et la clarté du texte d’accompagnement.

Mélomanes curieux, vous ne regretterez pas les découvertes que vous procurera ce nouveau CD.

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