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François-Frédéric Guy face aux trois Sonates de Brahms

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Johannes Brahms (1833-1897) : Sonates pour piano n° 1 en ut majeur op. 1, n° 2 en fa dièse mineur op. 2 et n° 3 en fa mineur op. 5. François-Frédéric Guy, piano. 2 CD Evidence. Enregistrement réalisé à l’Arsenal de Metz en janvier 2014. Durée : 93’32.

 

Brahms-sonates_guyRobert Schumann qualifia les Sonates de de « symphonies voilées ». Cette remarque s’adresse plus particulièrement à la Sonate n° 3 en fa mineur.

Œuvres des tout débuts, les trois Sonates sont conçues et écrites sur une très courte période de deux ans seulement et d’emblée apparaissent comme autant de coups de maître en dépit des influences du dernier Beethoven et des maladresses (relatives) qui l’accompagnent. Le jeune créateur poussé par l’enthousiasme et la fantaisie se complait au sein d’un climat romantique parfaitement assumé et dominé qui le poussa à écrire une musique compacte, souvent difficile, et de part en part originale, poétique, lyrique, audacieuse et passionnée. La Sonate en fa dièse mineur dédiée à , écrite en novembre 1852 précède de peu celle en ut majeur (hiver 1852-53) dédiée à Joseph Joachim. La dernière en fa mineur (octobre 1853), plus variée et plus riche en sentiments, porte plus nettement la marque personnelle à venir du compositeur. Pas étonnant que ce massif exceptionnel des Sonates pour piano ait attiré et fasciné tant d’interprètes inoubliables.

, un des spécialistes français du répertoire romantique allemand, musicien de renommée internationale, s’empare des partitions de Brahms et en livre une exécution exemplaire de précision, d’engagement et de respect. Son décodage et son contrôle favorisent un timbre rond et chaud, des nuances de tempos raffinés et impétueux, des atmosphères contrastantes rafraîchissantes et une compréhension sublimée. Cette lecture s’inscrit avec grand naturel dans le monde musical du maître allemand en cette année 1853 si importante qui vit la rencontre « amitié-coup de foudre » avec le violoniste Joachim et le rapprochement avec Robert Schumann qui n’hésita pas alors à annoncer : « Brahms porte tous les signes qui disent que c’est un élu. »

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