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Matthias Goerne au cœur du lied schumannien

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Robert Schumann (1810-1856) : Sechs Gedichte und Requiem op. 90, Myrthen op. 25, Gesänge op. 89. Der Einsiedler op. 83, Der Himmel hat eine Träne geweint op. 37, Mein schöner Stern op. 101, Nachtlied op. 96, Abendlied op. 107. Matthias Goerne, baryton ; Markus Hinterhäuser, piano. 1 CD Harmonia mundi. Durée : 53’13.

 

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EinsamkeitLoin de ses lectures parfois théâtralisées des lieder de Schubert, le baryton allemand nous livre, ici, avec ce nouvel album discographique, intitulé Einsamkeit (Solitude), consacré en totalité aux lieder de , un message intimiste à l’éloquence discrète et poétique touchant au cœur même du lied par son chant d’une intériorité et d’une ferveur bouleversantes.

Un magnifique florilège de 19 lieder sur des textes de Heine, Rückert, Goethe, Eichendorf, Byron ou encore Lenau, dont la sélection intelligente nous permet d’appréhender succinctement les rapports parfois complexes entretenus par Schumann avec le lied. Si les Myrthen (1840) sont tout imprégnés d’une sensualité palpable et de l’amour pour Clara, les Gedichte aus Liebesfrühlig (1841) mêlent encore dans une lumière crépusculaire plaisir et douleur, avant que les lieder plus tardifs comme ceux du Minnespiel (1849) et les trois Gesänge de l’opus 83 (1850) ne témoignent d’une mélancolie grandissante et d’une simplification plus ascétique des moyens faisant une plus large place à l’accompagnement pianistique. Evolution que confirmeront les Gedichte und Requiem (1850) se déroulant dans une atmosphère de nocturne, enchanteresse et mystique et se terminant par un chant d’adieu.

L’interprétation qui nous est donnée, ici, par est tout à fait digne d’éloges. Par la qualité vocale où rien ne manque, legato sublime, émouvante fragilité des aigus filés, richesse en couleurs et en nuances, diction claire, respect scrupuleux de la prosodie, émission naturelle parfaitement contrôlée. Par la qualité de l’accompagnement de Markus Hinterhäuser également qui magnifie le verbe en conférant à la musique tout son potentiel d’évocation. Superbe !

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Robert Schumann (1810-1856) : Sechs Gedichte und Requiem op. 90, Myrthen op. 25, Gesänge op. 89. Der Einsiedler op. 83, Der Himmel hat eine Träne geweint op. 37, Mein schöner Stern op. 101, Nachtlied op. 96, Abendlied op. 107. Matthias Goerne, baryton ; Markus Hinterhäuser, piano. 1 CD Harmonia mundi. Durée : 53’13.

 
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