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Récital virtuose avec orchestre du violoniste Janusz Wawrowski

À emporter, CD, Musique symphonique

Henryk Wieniawski (1835-1880) : Concerto pour violon et orchestre n° 2. Max Bruch (1838-1920) : Fantaisie écossaise pour violon et orchestre avec harpe. Janusz Wawrowski, violon ; Orchestre philharmonique de Stuttgart, direction : Daniel Raiskin. 1 CD Warner Classics. Enregistrements réalisés à Stuttgart du 6 au 8 mars 2017. Durée : 55:38

 

71m+X05yTyL._SL1200_C’est un peu l’âge d’or du violon virtuose que ressuscite avec ce bel enregistrement de deux pièces concertantes dédiées à Sarasate et qui mettent en valeur le lyrisme le plus sensuel du violon. Un disque d’autant plus apprécié que ces pages somptueuses et magnifiquement écrites ne sont plus très fréquemment jouées de nos jours.

On ne joue plus beaucoup aujourd’hui, et c’est bien dommage, ces concertos au lyrisme flatteur que les grands solistes d’hier, de Heifetz à Perlmann, sublimaient de leur sonorité impériale. C’est donc avec un réel bonheur qu’on entend les interpréter. Celui d’ (1862, publié en 1879) se grave dans les mémoires par son magnifique thème principal, même si l’inspiration est un peu courte pour un concerto de près de trente minutes, parfois plus décoratif que profond. Quant à la Fantaisie de (1880), c’est une belle page utilisant astucieusement des thèmes populaires écossais, qui mêle mélancolie un peu sentimentale et héroïsme bon enfant. Comme le concerto de Wieniawski, l’œuvre est superbement écrite pour mettre en valeur le caractère chantant du violon, mais n’a aucune prétention novatrice. Les deux pages sont dédiées à Pablo de Sarasate, ce qui justifie leur couplage.

Né en 1982, le violoniste polonais Janusz Wawrowski s’est fait connaître par son goût pour les œuvres virtuoses (il a enregistré les Vingt-quatre Caprices de Paganini chez le même éditeur). Il joue le jeu de la flamboyance pour rendre justice à ces partitions volontiers spectaculaires ; il bénéficie d’un soutien précis et attentif des Stuttgarter Philharmoniker menés par  ; sans prétendre éclipser le souvenir de Heifetz ou Perlmann, voire, pour Bruch, de son maître Accardo, il signe cependant un enregistrement de premier plan, au programme cohérent et maîtrisé. Seul léger regret, le minutage un peu chiche aurait permis de joindre une autre partition de virtuosité, et l’on aurait volontiers aimé retrouver les Zigeunerweisen du dédicataire commun Sarasate.

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