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Evol prend son envol au Théâtre de la Bastille

Danse , La Scène, Spectacles Danse

Paris. Théâtre de la Bastille. 19-X-2018. Claire Croizé : Evol. Conception et chorégraphie : Claire Croizé. Créé avec et dansé par Claire Godsmark, Youness Khoukhou, Emmi Väisänen, Jason Respilieux. Dramaturgie : Étienne Guilloteau. Création lumières : Jan Maertens. Création costumes : Anne-Catherine Kunz. Musique : David Bowie. Techniciens en tournée : Tom Bruwier, Jan Martaens. Régisseur Bastille : Frank Condat

Une jeune compagnie venue de Belgique tente son Evol au Théâtre de la Bastille sur une élégie de Rilke et Ziggy Stardust.

C’est avec une étrangeté délicate et moderne que , jeune chorégraphe en résidence avec le dramaturge Étienne Guilloteau au Concertgebouw de Bruges, lance ses quatre danseurs à l’assaut du Théâtre de la Bastille. Elle témoigne déjà à travers ce spectacle d’un belle maîtrise des atmosphères, des temps et des espaces, mélange d’énergie et de sophistication, qui augure à cette jolie compagnie belge un bel avenir.

Partant pour Evol de la première Elégie de Duino, de , a demandé à ses danseurs ce que ce texte poétique leur inspirait. Évoquant les anges, les bêtes et la nature, le résultat est à la fois déroutant et inspirant. Déroutant, parce que dans une première partie, les quatre danseurs poursuivent chacun leur chemin intérieur, presque ignorants les uns des autres, enchaînant des mouvements sans finalité. Inspirant, parce que costumes et scénographies nous projettent dans une troisième dimension peuplée de plantes en pots, de peaux de bêtes et de paillettes.

Dans la deuxième partie du spectacle, le rythme s’intensifie, ménageant des unissons dynamiques et de vrais solos, comme celui de Jason Respilieux sur le célèbre « We could be heroes » de , qui décolle littéralement. Une énergie salutaire pour ce spectacle qui risquait, autrement, d’être trop précieux.

La fin du spectacle se fait plus crépusculaire, l’ange déchu étant revenu sur Terre un peu meurtri. La nuit, bercés par le crissement de cigales, les mortels se parent d’or et de tissus chatoyants, dans l’aube dorée d’un « rock&roll suicide ». Un final solaire et engageant !

Photos : © Herman Sorgeloos

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