Splendide Nuit italienne avec Jonas Kaufmann et Anita Rachvelishvili

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An Italian Night. Airs, duos et pages orchestrales extraits de I Vespri siciliani, La Gioconda, Cavalleria rusticana et Turandot ; canzoni et musiques de films. Jonas Kaufmann, ténor. Anita Rachvelishvili, mezzo-soprano. Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin, direction : Jochen Rieder. 1 DVD Sony Classical. Enregistré live à la Waldbühne de Berlin le 13 juillet 2018. Durée : 113 minutes

 

71Ffsf5gXuL._SY550_Le temps était morose ce soir à la Waldbühne de Berlin. Mais emmenait son public sous le soleil de l’Italie. En résulte un DVD enchanteur.

Voilà une soirée dont – nous en sommes sûrs – se souviendra à jamais. Entre deux Parsifal au festival de Munich il se rend à Berlin pour fêter dans la Waldbühne une « Nuit italienne ». Mais le temps est tout sauf italien. Si la pluie torrentielle s’arrête juste avant le concert, le temps reste menaçant. Et, pire encore, les météorologues annoncent de nouvelles précipitations avant la fin de la soirée. Mais le ténor vedette ne se résigne pas. De plus en plus détendu, il enchaîne airs et canzoni, renonce même à l’entracte pour sauver un maximum du programme annoncé. Finalement, les météorologues ont tort. Plus une goutte ne tombe et le concert se termine après un incroyable septième bis qui n’est autre que le fameux « Nessun dorma ».

Vocalement aussi, Kaufmann se présente en bonne forme – si l’on accepte, bien sûr, ce chant à l’émission particulièrement basse frôlant à plus d’un moment l’engorgement. Médium velouté, pianissimi aériens, aigus triomphants : dès les premiers extraits de La Gioconda et Cavalleria rusticana le ténor allemand ravit son public. L’ambiance s’échauffe encore lorsque Kaufmann quitte le monde de l’opéra. De « Mattinata » à « Parla più piano » en passant par « Torna a Surriento », « Non ti scordar di me » ou encore « Parlami d’amore Mariù », il fait le tour des canzoni les plus célèbres, trouvant le juste ton entre la légèreté indispensable dans ce répertoire et la rigueur musicale qu’on attend d’un chanteur lyrique.

Aux côtés de Kaufmann, on retrouve sa Carmen milanaise de 2009 : . Santuzza passionnante et passionnée en première partie, elle aussi sait se faire légère par la suite, murmurant, notamment, à fleur de lèvres, le fameux « Caruso » de Lucio Dalla.

Il manque seulement à ce concert mémorable un chef plus enthousiasmant que Jochen Rieder. Suivant fidèlement son ami Kaufmann, il évite soigneusement de mettre des accents lui-même. Mais peut-être était-ce ce que l’on attendait de lui pour cette occasion.

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