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Catherine Diverrès réécrit l’histoire de l’humanité à Chaillot

Danse , La Scène, Spectacles Danse

Paris. Théâtre national de Chaillot. 13-III-2019. Catherine Diverrès : Blow The Bloody Doors Off ! Chorégraphie : Catherine Diverrès. Musique : Jean-Luc Guionnet. Scénographie et vidéo : Laurent Peduzzi. Lumières : Marie-Christine Soma. Costumes : Cidalia da Costa. Avec Alexandre Bachelard, Lea Davern, Nathan Freyermuth, Harris Gkekas, Rafael Pardillo, Emilio Urbina, Pilar Andres Contreras, Capucine Goust (danse), Didier Aschour, Cyprien Busolini, Stéphane Garin, Thierry Madiot, Christian Pruvost, Deborah Walker, Seijiro Murayama (musique)

Diverres n’était pas revenue au Théâtre de Chaillot depuis 2014 et son remarquable et puissant Penthésilées…. Avec une distribution mixte et la présence sur scène de sept musiciens, son nouveau spectacle Blow the Bloody Doors Off ! questionne la perception de l’espace et du temps.

Entrée en matière très circassienne pour Blow the Bloody Doors Off!, le nouveau spectacle de pour huit danseurs et sept musiciens. Alors que les danseurs jouent avec l’oblique ou la verticalité d’un banc, puisant dans la virtuosité et l’exactitude de leurs gestes, l’on aperçoit en fond de scène une toile peinte fendue en son milieu, scénographie de inspirée du travail de l’artiste italien Lucio Fontana.
L’écriture très chorégraphique déployée par Catherine Diverrès pour ses danseurs compte ici pourtant davantage que le concept, avec des corps chauffés à blanc, tendus par la musique signée . Une musique bourdonnante, vibrante, composée de percussions, trompette, trombone, violon, violoncelle et guitare amplifiée, confère son étrangeté au spectacle, dans un rythme qui s’intensifie puis décroit.

Dans la deuxième partie du spectacle, les lumières de Marie-Christine Soma évoluent. Comme sous l’effet d’un produit révélateur, la toile du fond se teinte d’éclats ocres, puis d’une tâche oblongue de lumière blanche avant d’évoluer vers d’autres formes indéfinissables et fascinantes. La lenteur s’empare alors du plateau et du jeu lancinant des instruments, donnant naissance à des formes hypnotiques et prenantes.
S’ensuit alors la vision noire, oppressante, d’un univers dans lequel musique et chorégraphie évoquent la fin du monde, ou tout du moins de l’évolution humaine. Intenses, dramatiques, les mouvements des danseurs suggèrent en effet le retour à un état primitif, animal, avec une apparition fantastique digne de 2001, Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. Une vision qui s’éclaircit avec un final qui retourne vers le jeu, à l’instar du prélude circassien du début du spectacle.

Crédit photographique: © Caroline Ablain

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