Jules Matton choisi par les lycéens pour le GPLC 2019

Concours, La Scène, Musique de chambre et récital, Musique symphonique

Paris. Auditorium de Radio France 4-IV-2019. Grand Prix Lycéens des compositeurs
Jean-Baptiste Robin (né en 1976) : La lame des heures (CM). Orchestre National de France ; direction Marin Alsop

26082131-26999374La manifestation est toujours chaleureuse et pleine d’élan. Comme chaque année, un millier de lycéens et leurs professeurs d’éducation musicale issus de trente-quatre lycées sont venus de la France entière pour la remise du Grand Prix Lycéen des Compositeurs.

Autour de la modératrice Dominique Boutel ont pris place , , , , et , les six compositeurs retenus dans la sélection 2019, ainsi que , le lauréat de l’année dernière : ils répondent deux heures durant aux questions préparées par les lycéens. Tous sont allés rencontrer ces lycéens (plus de 3000 participants au total) dans leur classe au moins une fois dans l’année, pour présenter leur musique et plus particulièrement l’œuvre choisie au sein de leur CD. A 12h30 précises, , président de l’association Musique Nouvelle en liberté, au côté de Benoît Duteurtre, dévoile le nom du (des) gagnant-s.

Les lycéens ont préféré pour leur part le Trio pour violon, violoncelle et piano du benjamin (31 ans). Pianiste de formation, il est diplômé de la Juilliard School de New-York et lauréat de plusieurs fondations (Banque Populaire notamment en 2015). En 2018, il est compositeur en résidence au Grand Théâtre de Compiègne où est créé son premier opéra L’Odyssée. Sa musique relève, selon ses termes, du « polystylisme », une esthétique où convergent diverses influences, notamment celle du jazz qui s’entend dans son Trio.

Le prix des professeurs revient à et ses Spirituelles (VI,VII, VIII) pour quatre voix de femme, chantées par le .

A 14h30, public et lycéens assistent à la répétition générale de La lame des heures, la commande d’orchestre de Musique Nouvelle en liberté passée à , que l’ et la cheffe ont mis à l’affiche du concert du soir. Le titre de l’œuvre fait écho à la passion du compositeur pour les mécanismes d’horlogerie qui semblent hanter toute la partition, sollicitant les ressorts de la percussion et la scansion musclée de tout l’orchestre. Les textures denses procédant par superposition de strates sonores ne sont pas sans rappeler les registrations de l’orgue, un instrument que le compositeur pratique également.

On découvrira l’année prochaine, et dans les mêmes conditions, la pièce d’orchestre de Jules Matton qui projette d’écrire un concertino pour piano dont il sera lui-même l’interprète soliste : le rendez-vous est pris.

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