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Karine Deshayes chante l’opéra français

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Jules Massenet (1842-1912) : Cendrillon : « Enfin, je suis ici… » ; Le Cid : « De cet affreux combat…Pleurez, pleurez mes yeux » ; Werther : Prélude ; « Werther…Werther…Qui m’aurait dit la place…Je vous écrit de ma petite chambre… » ; « Va, laisse couler mes larmes… » ; Camille Saint- Saëns (1835-1921) : Henry VIII : « Ô cruel souvenir… » ; Hector Berlioz (1803-1869) : La Damnation de Faust : « D’amour l’ardente flamme… » ; Charles Gounod (1818-1893) : Sapho : « Ô ma lyre immortelle… » ; La Reine de Saba : « Me voilà seule enfin…Plus grand dans son obscurité… » ; Fromental Halévy (1799-1862) : La Juive : « Il va venir et d’effroi… » ; Georges Bizet (1838-1875) : Carmen : « L’amour est enfant de Bohême… ». Karine Deshayes, mezzo-soprano. Orchestre Victor Hugo, direction : Jean-François Verdier. 1 CD Klarthe Records. Enregistré en mai 2018 au CRR de Besançon. Livret bilingue : français-anglais. Durée : 59:00

 

Après plusieurs disques consacrés à la mélodie française, , pour son dernier opus discographique, célèbre avec brio l’opéra français, accompagnée par l’Orchestre Victor Hugo, sous la direction de .

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Dans ce florilège sur lequel plane l’ombre tutélaire de , dresse le portrait de neuf personnages féminins (Cendrillon, Catherine d’Aragon, Chimène, Marguerite, Charlotte, Sapho, Rachel, Carmen et Balkis) comme autant d’occasions pour la chanteuse française de donner forme, par son chant, à l’éthos douloureux et polymorphe de ces héroïnes plongées dans le drame.

On ne sait qu’admirer le plus de la rondeur du timbre, de la plasticité et de la pureté de la ligne, de l’étendue de la tessiture, entre mezzo et soprano, se déployant des aigus les plus osés à un bas médium robuste et bien tenu, de l’ampleur du souffle dans les tempi les plus étirés, ou encore de la qualité de la prosodie ou de l’engagement dramatique, dans l’ardeur ou la déploration.

L’orchestre Victor Hugo conduit par participe également de ce concert d’éloges fournissant, ici, un écrin idéal à la voix par ses couleurs, son lyrisme et par la clarté de la texture mettant au jour les performances solistiques (petite harmonie et cuivres) de haut niveau.

Une belle prise de son, très équilibrée, ajoute encore au charme de cet album, à écouter absolument.

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Jules Massenet (1842-1912) : Cendrillon : « Enfin, je suis ici… » ; Le Cid : « De cet affreux combat…Pleurez, pleurez mes yeux » ; Werther : Prélude ; « Werther…Werther…Qui m’aurait dit la place…Je vous écrit de ma petite chambre… » ; « Va, laisse couler mes larmes… » ; Camille Saint- Saëns (1835-1921) : Henry VIII : « Ô cruel souvenir… » ; Hector Berlioz (1803-1869) : La Damnation de Faust : « D’amour l’ardente flamme… » ; Charles Gounod (1818-1893) : Sapho : « Ô ma lyre immortelle… » ; La Reine de Saba : « Me voilà seule enfin…Plus grand dans son obscurité… » ; Fromental Halévy (1799-1862) : La Juive : « Il va venir et d’effroi… » ; Georges Bizet (1838-1875) : Carmen : « L’amour est enfant de Bohême… ». Karine Deshayes, mezzo-soprano. Orchestre Victor Hugo, direction : Jean-François Verdier. 1 CD Klarthe Records. Enregistré en mai 2018 au CRR de Besançon. Livret bilingue : français-anglais. Durée : 59:00

 
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  • Eusebius

    « Dans ce florilège sur lequel plane l’ombre tutélaire de Régine Crespin »

    Opéra français = Régine Crespin ? Si elle était encore de ce monde elle en aurait bien ri, elle qui a fait sa carrière internationale avec Lohengrin, Tannhauser, Die Walküre, Der Rosenkavalier, Ariadne auf Naxos ou Tosca… ah oui, Dialogues des Carmélites aussi. Il ne vous aura pas échappé que ce sont des rôles de soprano.

    Certes une soprano dramatique, à l’ambitus très large, qui a abordé certains rôles de mezzos plutot aigus : Carmen, Charlotte ou Didon (des Troyens), peut être le seul point commun avec Karine Deshayes (et avec une multitude d’autres chanteuses). Quant aux rôles de mezzos de sa seconde carrière (milieu 70) outre les trois cités, il n’y en a pas beaucoup eu d’autres, et certainement pas les raretés du présent disque. Crespin s’est plus tournée vers Offenbach, jugeant à juste titre qu’à 50a elle ne pouvait plus être une jeune première, et vers tous les rôles de « vieille » : la Prieure (Dialogues des Carmélites), la Comtesse (la Dame de pique), Baba (Le Medium), bref pas exclusivement de l’opéra français.

    Et Karine Deshayes n’a peut-être pas besoin d’être comparée, tout simplement.

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