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Le label Musique en Wallonie souffle ses cinquante bougies

 

En 1971, la Belgique franchissait un premier pas vers le fédéralisme avec la genèse de nouvelles institutions culturelles et de langues. Un notaire mélomane passionné, Albert Jeghers, créa dans la foulée, ce nouveau label « Musique en Wallonie », dont la vocation était la mise en valeur du patrimoine musical de Wallonie et de Bruxelles. Il put compter sur la collaboration récurrente de Carl de Nys, comme conseiller musical et d’André Charlin comme preneur de son. Après des accords de partenariat avec différents labels (Koch-Schwann, Philips, Astrée, Cypres, Ricercar, Pavane…) la production devint totalement autonome à l’orée du nouveau millénaire.

Tout concourt à faire de ces disques de « beaux objets ». Ce sont des enregistrements auxquels on revient avec intérêt et plaisir par la rareté des répertoires proposés (du Moyen-âge à nos jours, avec à la clé, souvent des premières mondiales au disque), par le soin apporté à la réalisation des projets musicologiques, par la finition de la production musicale, par l’excellence des interprètes (belges ou internationaux), par la qualité des notices, toujours très documentées et argumentées, et enfin par la richesse de l’iconographie, toujours très recherchée.

Lors de la conférence de presse consacré aux 50 ans de Musique en Wallonie, Jean-Pierre Smyers, président du conseil d’administration, a retracé le parcours du label depuis le tout premier disque consacré au livre d’orgue de Lambert Chaumont enregistré par le regretté Hubert Schoonbrodt et a cité quelques jalons importants du catalogue : Lassus, seule rencontre au disque entre Jordi Savall et Philippe Herreweghe, Johannes Ciconia interprété par le Huelgas ensemble, lui aussi cinquantenaire cette année, de Paul van Nevel, Gilles Binchois par René Clemencic et son consort. Fièrement, il ambitionne de nouvelles perspectives éditoriales « pour les cinquante ans à venir » avec un clin d’œil malicieux, il a présenté les cinq nouveautés du cru en cette année jubilaire.
Tous les répertoires sont concernés. Citons donc : deux messes anonymes, datées de la fin du XVe siècle ; quatre motets du liégeois Jean-Noël Hamal (1709-1778) ; vingt-neuf des près de quatre cents lieder et mélodies d’Edouard Lassen (1830-1904) par Reinoud van Mechelen  et Anthony Romaniuk ; un programme  consacré à César Franck (1822-1890) «de l’autel au salon» mêlant des compositions chorales du Pater Seraphicus, profanes ou religieuses ; un récital d’orgue entièrement dédié à Joseph Jongen (1870-1953).

 

 

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