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Une création de John Neumeier pour l’amitié franco-allemande

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Boulogne-Billancourt. La Seine musicale. 20-I-2022. Sommet de l’amitié. Musique : Ravel : La Valse, poème chorégraphique. R. Strauss : Le Bourgeois gentilhomme. Suite orchestrale, avec une chorégraphie de John Neumeier (Première mondiale). Les Joyeuses Facéties de Till l’Espiègle. Ravel : Trio pour violon, violoncelle et piano en la mineur, arrangé pour orchestre par Yan Pascal Tortelier. Avec le Bundesjugendorchester, l’Orchestre Français des Jeunes, direction musicale : Alexander Shelley et le Bundesjugendballett. Chorégraphe : John Neumeier. Directeur artistique : Kevin Haigen

Jeunes musiciens et danseurs français et allemand ont fait escale à La Seine musicale pour un Sommet de l’amitié franco-allemande. La troisième édition d’une rencontre artistique entre jeunes Européens destinée à tisser des liens entre les deux pays.

et sont deux compositeurs emblématiques de leur pays respectifs. C’est pourquoi , le directeur musical de ce projet franco-allemand marrainé par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a choisi des œuvres de ces deux musiciens pour le Sommet de l’amitié. Cette tournée de concerts organisés des deux côtés du Rhin pour célébrer les 30 ans du Traité de Maastricht et les 3 ans du Traité d’Aix-la-Chapelle convoque des jeunes issus du Bundesjugendorchester, du et de l’.

Pour ouvrir cette soirée de concert, accueillie à Boulogne-Billancourt après Ludwigshafen, Essen, Berlin et Lille et avant Hambourg, La Valse de Ravel est interprétée par cet orchestre de jeunes musiciens issus des meilleures formations des deux pays. C’est un choix qui rompt avec le répertoire parfois pompeux utilisé dans les célébrations européennes.

Dans une formation plus réduite, Le Bourgeois Gentilhomme de Strauss est prétexte à une création mondiale de par le Bundesjugendballet, fondé en 2011 par au Centre de Ballet de Hambourg. La mission de cette compagnie de pré-professionnalisation, réunissant huit jeunes danseurs de 18 à 23 ans, est de faire découvrir la danse, notamment auprès du jeune public. La création de Neumeier alterne deux duos fille-garçon entre lesquels s’immisce un personnage en jaune. D’esprit facétieux, le ballet conjugue la joie de vivre mais n’entretient aucun rapport intelligible à la musique de Strauss et encore moins avec la pièce de Molière. La chorégraphie est de style néoclassique, sans aspérités, avec des danseuses sur pointes, ce qui est une sacrée gageure dans un espace d’avant-scène aussi étroit pour se mouvoir ! La chorégraphie, déjà datée alors même qu’elle vient d’être créée et inutilement compliquée, ne permet pas d’apprécier à leur juste valeur la juvénilité et la technicité des jeunes danseurs, pourtant excellents. Le choix de la musique laisse lui aussi perplexe. En revanche, des musiciens de l’orchestre se détachent le premier violon, le premier violoncelle et tout le pupitre des vents.

Le poème symphonique Till Eulenspiegel de Strauss, qui lui fait suite, est aussi un beau terrain de jeu pour les jeunes musiciens des deux orchestres. On retrouve Ravel pour la dernière séquence dansée, dans un arrangement inédit pour orchestre du Trio en la mineur pour violon, violoncelle et piano signé . La chorégraphie, anonyme, épouse les quatre mouvements du trio initial : modéré, vif, ample et dramatique dans la passacaille, puis animé. Dans le dernier mouvement, une très jolie ballerine ouvre un trio féminin, bientôt rejoint par les garçons, pour une chorégraphie de groupe. Pour apprécier cet ensemble assez puissant, on regrette l’absence de recul et de scénographie.

Crédits photographiques : © Silvano Ballone, Stephan Rabold

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Boulogne-Billancourt. La Seine musicale. 20-I-2022. Sommet de l’amitié. Musique : Ravel : La Valse, poème chorégraphique. R. Strauss : Le Bourgeois gentilhomme. Suite orchestrale, avec une chorégraphie de John Neumeier (Première mondiale). Les Joyeuses Facéties de Till l’Espiègle. Ravel : Trio pour violon, violoncelle et piano en la mineur, arrangé pour orchestre par Yan Pascal Tortelier. Avec le Bundesjugendorchester, l’Orchestre Français des Jeunes, direction musicale : Alexander Shelley et le Bundesjugendballett. Chorégraphe : John Neumeier. Directeur artistique : Kevin Haigen

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