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L’auberge espagnole de José Montalvo

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La Villette, Espace Chapiteaux, Paris. 18-X-22. Avec le Théâtre de la Ville. José Montalvo : Gloria. Chorégraphie, scénographie, conception vidéo : Jose Montalvo. Assistante à la chorégraphie : Joelle Iffrig. Musique : Moldavian Sheperds’ Dance, Musique traditionnelle interpretee par Taraf De Haidouks / Pasona Kolo Pasona Kolo, Musique traditionnelle interpretee par Nemanja Radulovic Et Double Sens et Laure Favre-Khan et Nicolas Montazaud / Knowing The Ropes, compose par Michael Nyman et interprete par Nigel Barr, Motion Trio / Griselda : Agitata Da Due Venti, d’Antonio Vivaldi interprete par Cecilia Bartoli / Say, compose et interprete par Nils Frahm / Nisi Dominus, Rv 608 : Cum Dederit, d’Antonio Vivaldi interprete par Philippe Jaroussky / Le Nombril Composition de Philippe Gerard et interprete par Jeanne Moreau. Costumes : Agnes D’At, Anne Lorenzo. Scénographie, lumières : Didier Brun. Son : Pipo Gomes, Clement Vallon. Régisseur vidéo et collaboration artistique : Franck Lacourt. Collaborateurs artistiques : Sylvain Decay, Clio Gavagni, Michel Jaen Montalvo. Chef opérateur : Daniel Cretois. Cadreuse : Prune Brenguier. Interprété par Karim Ahansal dit Pepito, Michael Arnaud, Rachid Aziki ZK Flash, Sellou Nadege Blagone, Elenore Dugue, Serge Dupont Tsakap, Fran Espinosa, Samuel Florimond dit Magnum, Elizabeth Gahl Lenotre, Rocio Garcia, Florent Gosserez dit Acrow, Rosa Herrador, Dafra Keita, Chika Nakayama, Beatriz Santiago, Denis Sithade Ros dit Sitha.

Gloria, le nouveau spectacle patchwork de cultive la joie de danser, même pour ceux qui en seraient empêchés. Généreux, mais répétitif.

Trop vieux, trop maigre, trop petit, trop rond, trop typé, les danseurs de auraient pu ne jamais être devant nous. C’est l’envie de danser du début qui est le moteur de leur énergie aujourd’hui, racontent-ils les uns après les autres en défilant devant un micro. Un moteur alimenté par dans Gloria, son dernier opus conçu pendant et malgré la pandémie. Maintes fois annulé, reporté, empêché, avec ses répétitions et ses tournages tronqués, il a fallu une foi de charbonnier pour faire advenir malgré tout ce projet. « Tout est foutu, soyons joyeux » semble dès lors être la devise du chorégraphe dans ce spectacle fourre-tout, patchwork, mosaïque de diversité physique, géographique et chorégraphique.

Flamenco, danse afro, hip-hop, José Montalvo cultive aussi le vivre ensemble comme il respire. Comme dans la publicité McDonald’s, il propose aux danseurs de venir comme ils sont et de chanter les louanges des « united colors of » Montalvo, en les formatant dans un vocabulaire chorégraphique très contraint. L’équipe renforcée de danseurs flamenco mise à part, on a le sentiment de ne voir qu’un seul type de danse, dans laquelle les singularités sont progressivement gommées.

Si certaines séquences sont impeccables, d’autres sont beaucoup plus contestables. Après une ode aux seins nus assez douteuse, on passe tout à trac à une évocation des animaux, prétexte à une vidéo très « Arche de Noé » pour un duo de style classique, qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Suis une séquence nombriliste sur la chanson méconnue (et qui aurait dû le rester) « Je suis le nombril du monde », que le public est invité à reprendre en chœur lors des saluts.

Finalement, José Montalvo fait toujours le même type de spectacle composite et ne se renouvelle pas, ni sur le plan chorégraphique, ni sur celui de la mise en scène. C’est dommage, en disposant d’un si grand nombre de danseurs (16) et d’un budget de production confortable, de ne pas en faire grand-chose, de manquer d’exigence et de dépassement, dans un propos qui reste certes généreux, mais simpliste et parfois répétitif.
Heureusement, pour les jeunes et le public qui voient ses spectacles pour la première fois, la magie opère encore.

Crédits photographiques : © Patrick Berger

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La Villette, Espace Chapiteaux, Paris. 18-X-22. Avec le Théâtre de la Ville. José Montalvo : Gloria. Chorégraphie, scénographie, conception vidéo : Jose Montalvo. Assistante à la chorégraphie : Joelle Iffrig. Musique : Moldavian Sheperds’ Dance, Musique traditionnelle interpretee par Taraf De Haidouks / Pasona Kolo Pasona Kolo, Musique traditionnelle interpretee par Nemanja Radulovic Et Double Sens et Laure Favre-Khan et Nicolas Montazaud / Knowing The Ropes, compose par Michael Nyman et interprete par Nigel Barr, Motion Trio / Griselda : Agitata Da Due Venti, d’Antonio Vivaldi interprete par Cecilia Bartoli / Say, compose et interprete par Nils Frahm / Nisi Dominus, Rv 608 : Cum Dederit, d’Antonio Vivaldi interprete par Philippe Jaroussky / Le Nombril Composition de Philippe Gerard et interprete par Jeanne Moreau. Costumes : Agnes D’At, Anne Lorenzo. Scénographie, lumières : Didier Brun. Son : Pipo Gomes, Clement Vallon. Régisseur vidéo et collaboration artistique : Franck Lacourt. Collaborateurs artistiques : Sylvain Decay, Clio Gavagni, Michel Jaen Montalvo. Chef opérateur : Daniel Cretois. Cadreuse : Prune Brenguier. Interprété par Karim Ahansal dit Pepito, Michael Arnaud, Rachid Aziki ZK Flash, Sellou Nadege Blagone, Elenore Dugue, Serge Dupont Tsakap, Fran Espinosa, Samuel Florimond dit Magnum, Elizabeth Gahl Lenotre, Rocio Garcia, Florent Gosserez dit Acrow, Rosa Herrador, Dafra Keita, Chika Nakayama, Beatriz Santiago, Denis Sithade Ros dit Sitha.

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