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David Reiland et l’orchestre de Metz ouvrent leur saison avec Stravinsky et Unsuk Chin

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Metz. Arsenal. 10-IX-2026. Claude Debussy (1862-1918) : Prélude à l’après-midi d’un faune ; Unsuk Chin (née en 1961) : Concerto pour clarinette ; Igor Stravinsky (1882-1971) : L’Oiseau de feu (version 1945). Han Kim, clarinette ; Orchestre national de Metz, direction : David Reiland

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On admire le clarinettiste Han Kim, mais le manque de nerf de la direction pèse sur l’ensemble de la soirée.

Avoir des trous de mémoire, cela peut avoir du bon : c’est d’un œil et d’une oreille neufs que nous avons pu entendre le concert d’ouverture de la saison 2026/2027 de la Cité musicale de Metz et de son orchestre résident, ayant oublié que sept ans plus tôt le même chef et le même orchestre avaient déjà mis L’Oiseau de feu à leur programme. avait alors commencé son mandat messin depuis quelques mois, il en est aujourd’hui au début de sa dernière saison comme directeur musical ; la relecture de l’article écrit en 2019 après le concert version 2026 est un peu perturbante, tant on a l’impression, à sept ans de distance, d’avoir entendu le même concert. La grande qualité de l’orchestre est toujours aussi frappante, y compris la brillante prestation de la flûtiste Claire Le Boulanger, mais la prudence excessive du chef, dans une œuvre qui exige l’ivresse, conduit toujours à une impression aussi dégrisante de fadeur que quelques excès de décibels ne viennent pas atténuer. Et on comprend difficilement, dans un programme aussi bref, pourquoi on a choisi les 30 minutes de la suite de 1945 plutôt que la version intégrale du ballet.

La première œuvre de la soirée a le mérite de donner à la flûtiste une autre occasion de briller : le Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy présente les mêmes qualités instrumentales des solistes de l’orchestre, mais également les mêmes faiblesses dans la direction. La sensualité du faune est à peu près entièrement absente ; les iridescences impressionnistes de la partition sont bien là, placées au centre de l’interprétation, mais c’est au détriment du dessin d’ensemble, et au détriment de la modernité de la partition réduite à une gravure de mode.

L’élément le plus intéressant du concert est sa partie centrale, le Concerto pour clarinette d’, interprété par Han Kim, soliste depuis quelques années dans l’Orchestre de l’Opéra de Paris. Partition éminemment virtuose, aussi bien pour le soliste que pour l’orchestre, la pièce est pour autant tout sauf clinquante. Elle date de 2014, mais on ne peut pas dire qu’elle nous est familière pour autant : à en juger par le reste du programme, on ne peut s’empêcher de penser que le manque de relief et de gestes forts de la direction de Reiland la desservent, en faisant de l’orchestre pas grand chose d’autre qu’un halo autour de l’instrument soliste et en donnant une impression de monotonie qui n’est pas dans la manière de cette compositrice si enthousiasmante qu’est .

Crédits photographiques : © Sangwook Lee

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Metz. Arsenal. 10-IX-2026. Claude Debussy (1862-1918) : Prélude à l’après-midi d’un faune ; Unsuk Chin (née en 1961) : Concerto pour clarinette ; Igor Stravinsky (1882-1971) : L’Oiseau de feu (version 1945). Han Kim, clarinette ; Orchestre national de Metz, direction : David Reiland

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