Le Kennedy Center est fermé pour rénovation pour deux ans, à moins que…
Depuis que le Kennedy Center n’a plus le droit de s’appeler « The Donald J. Trump and The John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts » une bâche a été posée le 13 juin dernier sur la façade, dissimulant les lettres qui formaient le nom de l’actuel président. Une image avait fuité dix jours plus tard, paraissant attester du retrait effectif du nom.
Au printemps, le juge Cooper, avait rappelé que seul le Congrès peut décider de changer le nom de l’institution et que le conseil d’administration, acquis au président Trump, ne pouvait pas fermer le centre pour deux ans de travaux sans une étude approfondie de l’impact d’une telle fermeture. Il a renouvelé son injonction le 14 septembre.
Entre temps, le 4 septembre, une tempête a entraîné la chute d’un élément en plâtre du plafond du Grand Foyer, à 20 mètres de hauteur, attestant de la fragilité préoccupante du bâtiment. Le 14 septembre, quelques heures plus tard après la nouvelle décision du juge statuant qu’il était « interdit d’inscrire “Rénové et restauré par Donald Trump” sur le bâtiment principal » sans l’accord du Congrès, le conseil d’administration a décidé la fermeture du centre, avec évacuation immédiate des visiteurs, intervenue vers 16:30 heure locale. Le président Trump a pour sa part asséné qu’il n’y aura pas de reconstruction et rénovation du bâtiment si la décision du juge Cooper n’est pas cassée par la Cour Suprême.
Le bras de fer politique continue : d’un côté les partisans de Trump menacent que le Kennedy Center ne rouvrira jamais car seul Trump aurait la capacité à réunir les 250 millions de dollars nécessaires à la rénovation ; de l’autre la démocrate Joyce Beatty, membre du Congrès (élue à la chambre des représentants) et membre du conseil d’administration du Kennedy Center, a déposé une requête ce 16 septembre auprès de la justice pour que se tienne une audience en urgence afin que les dirigeants du Kennedy Center s’expliquent sur la fermeture.
















