Intégrale de l’œuvre a cappella de Poulenc par l’ensemble Aedes
Fruit d'un travail entamé en 2009, ce double disque présentant l'enregistrement intégral des œuvres a cappella de Francis Poulenc célèbre avec grâce les vingt-cinq ans de l'ensemble vocal Aedes
Les pièces vocales a cappella sont un fil conducteur dans la carrière compositionnelle de Francis Poulenc. De la Chanson à boire composée en 1922 aux Laudes de saint Antoine de Padoue (1957-1959), ce sont quatorze pièces ou cycles qui ont été écrits pour chœur sans accompagnement instrumental par le compositeur. Ce répertoire comporte des pièces profanes, d'essence populaire comme la Chanson à boire précitée ou les réjouissantes Huit Chansons françaises (1945-1946), ou écrites sur des poèmes d'Eluard (dont le fameux Liberté de 1943), Apollinaire et Madeleine Ley. L'autre partie du répertoire est constitué d'œuvres religieuses composées à partir de 1937 avec la Mass in G Major, témoignant de la ferveur de la foi catholique de Poulenc. Au fur et à mesure des trente-quatre ans de carrière du compositeur couverts par le coffret, le religieux prend peu à peu le pas sur le profane et ses chansons légères.
On observe une grande cohésion de style chez Poulenc dans ce répertoire vocal, privilégiant la clarté du texte et une certaine retenue dans l'écriture. Avec une belle homogénéité des pupitres et une recherche de la transparence dans une écriture vocale parfois dense, l'ensemble Aedes, placé sous la baguette de son directeur musical Mathieu Romano, offre ainsi une très belle intégrale permettant de (re)découvrir le riche répertoire d'œuvres a cappella de Francis Poulenc.
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Oula, service minimum, qu’est-ce qu’il se passe ?
4 lignes sur une vingtaine pour parler de l’interprétation elle-même ?
Il eut été bon de parler des glorieux enregistrements de ces mêmes œuvres par exemple par le Rias Kammerchor dirigé par Marcus Creed et Daniel Reuss ou la version des excellents The Sixteen ! (sans parler de l’enregistrement de John Alldis).
L’intégrale d’Aedes est effectivement très belle, manquent peut-être parfois un peu ici davantage de ferveur, là un peu plus d’émotion ou de mystère. Mais le gros avantage, pour la musique profane, est d’avoir un chœur francophone.
Très décevant sur ce coup Resmusica !
PS Poulenc a composé une « Mass in G major » ? Première nouvelle…!