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De Paris à Berlin, la création en partage avec le festival Ensemble(s)

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Bagnolet. Théâtre de l’Échangeur. 9-IX-2026. Festival Ensemble(s). Nicolas Mondon (né en 1980) : Cèngkok, pour flûte ; Jardins dans les Sables, pour flûte, clarinette, tuba, 2 percussions, piano préparé, violon, alto, violoncelle et contrebasse (CM) ; Irini Amargianaki (née en 1980) : between the beauty dans the beast there’s us, there’s always us, pour flûte, clarinette, saxophone, percussion, piano préparé, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse (CM) ; Michaela Catranis (née en 1985) : Inside the veins of a petal pour flûte, clarinette, saxophone, percussion, piano, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse. Yumi Gosselin, flûte ; 5 ensembles : 2e2m, Multilatérale, Sillages, Court-Circuit, Cairn et l’ensemble berlinois Zafraan, direction : Léo Margue et Miguel Pérez Iñesta

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Dans un théâtre comble dont le directeur vient nous rappeler l’extrême fragilité de la situation (menacé de fermeture au terme de la saison !) Ensemble(s) a lancé sa septième édition sous le signe de l’amitié franco-allemande avec la présence de l’ensemble berlinois Zafraan aux côtés des musiciens des cinq phalanges françaises qui font chaque année leur festival.

Zafraan est fondé en 2009 à Berlin par un groupe de musiciens internationaux. Au micro d’Anne Montaron, le directeur artistique de 2e2m témoigne du travail d’équipe réalisé par les cinq ensembles (2e2m, Sillages, Multilatérale, Cairn et Court-Circuit) pour créer de la synergie au niveau européen et découvrir des compositrices et compositeurs à l’international.

En prélude au concert de la soirée, c’est la flûtiste , étudiante du Pôle Sup’93 qui est seule en scène pour jouer Cèngkok – un mot javanais désignant un réservoir de formules mélodiques pour le gamelan – de : chaînes de slaps, souffle coloré et sensibilité micro-intervallique font le charme de cette pièce aussi virtuose que dépaysante, jouée avec une maîtrise confondante par la jeune interprète qui a reçu les conseils de son professeur Sophie Deshayes.

De toujours, Jardins dans les Sables, sous la direction de , est donné en création mondiale. Le piano est préparé et le dispositif instrumental inclut une série de pots de terre cuite qui vont finement sonner sous les baguettes du percussionniste. C’est un paysage sonore qui défile sous nos yeux, avec des sensations auditives mais aussi visuelles et tactiles : l’imaginaire sonore du compositeur est à l’œuvre, entre bruissements, oscillations, mouvements cinétiques, bruit de l’eau qui coule, sous les résonances d’un piano-gong. Des plages contemplatives et lisses alternent avec des espaces plus striés d’une belle effervescence jusqu’aux dernières minutes où le sol semble se fissurer en un fracas tellurique.

 

La contrebasse de la Berlinoise est en vedette, et avec quelle énergie, dans between the beauty and the beast there’s us, there’s always us (« entre la beauté et la monstruosité il y a nous, toujours nous »), la pièce en création d’, compositrice grecque active à Berlin. Le piano est également préparé et la percussion très sollicitée dans une musique tout en aspérités qui alerte, « faisant émerger des zones de rupture, de confrontation ou de réconciliation », résume la compositrice dans sa note de programme. L’ingénierie sonore est méticuleuse au sein d’un ensemble où chacun semble exprimer à sa manière son adhésion au « nous » via une répartition des rôles très contrôlée et une intensité toujours entretenue sous la ferme direction de , chef associé à l’.

 

 

On revient au monde végétal et son énergie vitale avec Inside the veins of a petal de , compositrice américaine travaillant elle aussi à Berlin. Dans la clarté des registres et la transparence des textures, la musique balance entre consonance, procédés répétitifs, écriture solistique et boucles mélodiques qui se superposent. L’œuvre est en deux volets, assumant diverses influences, ravélienne autant que jazzistique. La pièce toute en finesse, sous la direction de , allie vitalité de l’écriture et poésie de l’écoute.

Au bénéfice de l’échange franco-allemand, le programme de la soirée est repris le 4 octobre à Berlin dans le cadre de l’Ensemblefest Berlin 2026 sur la scène du CANK.

Crédit photographiques : © ResMusica

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Bagnolet. Théâtre de l’Échangeur. 9-IX-2026. Festival Ensemble(s). Nicolas Mondon (né en 1980) : Cèngkok, pour flûte ; Jardins dans les Sables, pour flûte, clarinette, tuba, 2 percussions, piano préparé, violon, alto, violoncelle et contrebasse (CM) ; Irini Amargianaki (née en 1980) : between the beauty dans the beast there’s us, there’s always us, pour flûte, clarinette, saxophone, percussion, piano préparé, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse (CM) ; Michaela Catranis (née en 1985) : Inside the veins of a petal pour flûte, clarinette, saxophone, percussion, piano, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse. Yumi Gosselin, flûte ; 5 ensembles : 2e2m, Multilatérale, Sillages, Court-Circuit, Cairn et l’ensemble berlinois Zafraan, direction : Léo Margue et Miguel Pérez Iñesta

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